L'Autorité palestinienne a saisi la Cour suprême israélienne à propos de prélèvements ADN réalisés contre leur gré sur des Palestiniens détenus par Israël, a annoncé jeudi le ministre palestinien chargé des Prisonniers, Issa Qaraqaë.
"Nous avons saisi hier (mercredi) la Cour suprême israélienne contre les traitements humiliants infligés à nos prisonniers", a déclaré le ministre à l'AFP.
"Dans la prison de Chatta (nord d'Israël, NDLR), les soldats ont fait irruption dans les cellules, ont menotté les détenus et leur ont pris des échantillons de cheveux ainsi que de salive en leur mettant des cotons-tiges dans la bouche", a affirmé M. Qaraqaë.
"Ces mesures sont illégales et contraires à toutes les normes internationales, y compris l'éthique médicale et constituent une violation de l'intimité des prisonniers", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse.
"Nous avons demandé à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de publier une déclaration condamnant ces mesures", a-t-il dit.
Interrogée, l'administration pénitentiaire israélienne a affirmé que ces procédures relevaient de la police.
"Afin de développer notre base de données ADN et de médecine légale, nous sommes actuellement en train de prélever l'ADN des prisonniers qui ont été condamnés et purgent des peines de prison", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld.
"C'est une nouvelle politique qui est appliquée en 2012", a-t-il expliqué, précisant qu'elle concernait "toutes les personnes condamnées".
Plus de 4.000 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, la plupart pour des motifs de sécurité, selon le ministère palestinien des Prisonniers.
"Nous avons saisi hier (mercredi) la Cour suprême israélienne contre les traitements humiliants infligés à nos prisonniers", a déclaré le ministre à l'AFP."Dans la prison de Chatta (nord d'Israël, NDLR), les soldats ont fait irruption dans les cellules, ont menotté les détenus et leur ont pris des échantillons de cheveux ainsi que de salive en leur mettant des cotons-tiges dans la bouche", a affirmé M. Qaraqaë."Ces mesures sont illégales et contraires à toutes les normes internationales, y compris l'éthique médicale et constituent une violation de l'intimité des prisonniers",...

