Un vendeur ambulant afghan attend l’arrivée d’éventuels clients sur une base militaire américaine, à Kunar, en Afghanistan. Erik De Castro/
Les rebelles talibans ont annoncé jeudi la suspension des discussions préliminaires en cours avec les Etats-Unis pour mettre un terme au conflit en Afghanistan, en mettant en cause l'attitude "erratique" des Américains.
"L'Emirat islamique d'Afghanistan (le commandement taliban, ndlr) a décidé de rompre tout dialogue avec les Américains en raison de leurs incessants changements de position", indiquent les rebelles dans un communiqué posté sur leur site internet.
Chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition militaire menée par Washington, les talibans mènent depuis une sanglante rébellion contre Kaboul et ses alliés de la force de l'Otan (Isaf), dirigée par les Etats-Unis.
Début janvier, pour la première fois en dix ans de conflit, ils avaient annoncé leur intention d'ouvrir un bureau au Qatar pour discuter avec les Etats-Unis. Le gouvernement afghan a donné son accord pour l'installation de cette représentation hors d'Afghanistan.
Les talibans posent toutefois comme mesure préalable à toute négociation la libération de leurs membres détenus à Guantanamo. Samedi dernier, les Etats-Unis, qui veulent eux que les rebelles renoncent à la violence avant de discuter, avaient indiqué n'avoir pas encore pris de décision concernant le transfert vers le Qatar de cinq responsables talibans détenus à Guantanamo.
Parallèlement à l’annonce faite par les talibans, le président Hamid Karzaï a indiqué au secrétaire à la Défense américain Leon Panetta, en visite à Kaboul, que son gouvernement souhaite assurer dès 2013 la sécurité du pays à la place de la force de l'Otan (Isaf), et non à la fin 2014 comme prévu jusqu'ici.
M. Karzaï a également demandé que les forces internationales, constituées de soldats américains pour plus des deux tiers, "soient retirées des villages afghans et relocalisées dans les bases" principales, selon la même source.
Dimanche dernier, un soldat américain a tué 16 villageois afghans dans le sud, un massacre qui a renforcé des tensions déjà vives entre Kaboul et son allié américain, qui dirige l'Isaf.
Près de 130.000 soldats de l'Isaf, dont 90.000 américains, aident actuellement le gouvernement de Kaboul à faire face à la tenace rébellion menée par les talibans, chassés du pouvoir par les Occidentaux à la fin 2001 mais qui a gagné du terrain ces dernières années.
"L'Emirat islamique d'Afghanistan (le commandement taliban, ndlr) a décidé de rompre tout dialogue avec les Américains en raison de leurs incessants changements de position", indiquent les rebelles dans un communiqué posté sur leur site internet.
Chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition militaire menée par Washington, les talibans mènent depuis une sanglante rébellion contre Kaboul et ses alliés de la force de l'Otan (Isaf), dirigée par les Etats-Unis.
Début janvier, pour la première fois en dix ans de conflit, ils avaient annoncé leur intention d'ouvrir un bureau au Qatar pour discuter avec...


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