Les ministres européens des Affaires étrangères ont mis en garde vendredi contre la tentation d'une intervention militaire en Syrie, affirmant qu'une telle initiative pourrait déclencher "un incendie à grande échelle".
Toute discussion sur une intervention militaire serait "contre-productive", a affirmé le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle dès son arrivée à la réunion informelle des ministres européens à Copenhague.
"Il nous faut éviter un incendie à grande échelle" qui aurait "des conséquences vraiment désastreuses pour la région, les gens et le monde", a-t-il ajouté.
L'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui doit se rendre en Syrie samedi, a condamné toute initiative étrangère pour armer les rebelles et mis en garde contre davantage de militarisation qui selon lui aggraverait la situation, un message relayé depuis des semaines par les États-Unis.
Avant d'entamer deux jours de discussion pour ébaucher une future diplomatie européenne, certains des ministres ont affirmé à la presse que la communauté internationale devait plutôt prendre des sanctions pour faire pression sur Damas tout en cherchant un apaisement humanitaire pour les civils.
"Les sanctions ont un impact sur le régime syrien", a assuré le ministre néerlandais Uri Rosenthal, tandis que, selon M. Westerwelle, le régime du président Bachar el-Assad est dans un "état de dissolution" croissant.
"Il faut être patient", a dit le ministre des Affaires étrangères luxembourgeois Jean Asselborn. "Il faut malheureusement accepter, c'est dur à dire, qu'il y ait encore énormément de victimes. Mais intervenir militairement ce serait encore pire, ce serait plus grave encore", a-t-il estimé. "On ne compterait pas les morts par milliers mais par dizaines de milliers", a-t-il ajouté.
Il est urgent de fournir des efforts soutenus pour apporter une aide humanitaire à la population syrienne assiégée, mais un soutien militaire n'est pas la solution pour apporter une telle aide, a indiqué de son côté le ministre autrichien Michael Spindelegger. La livraison de nourriture et de médicaments à la population pendant les accalmies entre les combats serait "possible uniquement si toutes les parties sont d'accord pour respecter cela", a-t-il ajouté. "Nous sommes en bonne voie pour y arriver", a-t-il affirmé.
Pour M. Asselborn, la Russie pourrait signer une résolution humanitaire "car on ne peut pas accepter, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, que ce drame continue".
Toute discussion sur une intervention militaire serait "contre-productive", a affirmé le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle dès son arrivée à la réunion informelle des ministres européens à Copenhague.
"Il nous faut éviter un incendie à grande échelle" qui aurait "des conséquences vraiment désastreuses pour la région, les gens et le monde", a-t-il ajouté.
L'ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qui doit se rendre en Syrie samedi, a condamné toute initiative étrangère pour armer les rebelles et mis en garde contre davantage de militarisation qui selon lui...

