Selon Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), ce déploiement de troupes semble indiquer qu'une opération militaire d'ampleur est imminente, d'autant que les médias gouvernementaux évoquent la présence dans la région de "groupes terroristes armés".
Un nombre important de chars et des soldats étaient rassemblés dans le district de Jabal al-Zaouia, dans la province d'Idleb, selon Milad Fadl, un militant de la Commission générale de la révolution syrienne.
"Un grand nombre d'habitants de huit villages de ce district ont fui", a déclaré M. Fadl à l'AFP, ajoutant que des habitants de la ville d'Idleb prenaient également la fuite.
"Les troupes gouvernementales ont demandé aux rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) de rendre les armes dans des messages diffusés via les haut-parleurs des mosquées ou par les dirigeants locaux", a ajouté M. Fadl, qui a dit s'attendre à un assaut sur Idleb en premier lieu.
Selon lui, un civil a été "exécuté" à Jabal al-Zaouia et cinq maisons ont été incendiées pour punir la population locale de soutenir l'ASL, force d'opposition armée essentiellement constituée de déserteurs.
Des opposants ont à plusieurs reprises évoqué la crainte qu'Idleb, province montagneuse frontalière de la Turquie, connaisse le même sort que le quartier de Bab Amr, fief symbolique de l'insurrection syrienne, qui a été repris le 1er mars par l'armée après un mois de bombardements et un assaut majeur.
Idleb est considérée comme stratégique en raison de l'importante présence de membres de l'ASL, notamment dans la zone de Jabal al-Zaouia.
Selon M. Abdel Rahmane, des affrontement se déroulaient jeudi entre les forces de sécurité et les troupes rebelles dans le village de Kfar Nabal.

