L’ambassadeur de Russie a aussi précisé que son pays est prêt à une coopération constructive avec la Ligue arabe pour trouver des solutions pacifiques aux conflits au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Zassypkine a encore déclaré que la Russie insistera sur la situation en Syrie et sur la nécessité d’arrêter les violences le plus vite possible, tout en mettant en place un dialogue sans conditions préalables. Il a même précisé que cette position s’inscrit dans le prolongement de l’initiative arabe du 2 novembre 2011. L’ambassadeur russe a aussi affirmé qu’il ne faut pas non plus ignorer les voix des Syriens qui ont voté en faveur de la nouvelle Constitution. Il a encore exprimé le soutien de son pays à la mission de l’émissaire spécial du secrétaire général des Nations unies pour améliorer la situation humanitaire en Syrie. En réponse à une question, Zassypkine a affirmé que l’entretien avec Mansour s’est limité aux constantes de base, quant au contenu des discussions de la réunion de samedi, il est laissé aux ministres.
Zassypkine a aussi affirmé que les développements des derniers jours en Syrie montrent la justesse de la position russe qui, selon lui, reste inchangée. « Il n’y a donc pas d’autre possibilité que le dialogue, et il faut s’entendre aujourd’hui plutôt que demain », a-t-il déclaré.
L’ambassadeur de Russie a démenti les pronostics sur un changement de la politique étrangère de son pays après la fin de l’élection présidentielle, assurant que la position de la Russie sur le dossier syrien ne dépend absolument pas de considérations internes.
Zassypkine a encore expliqué que son pays souhaite la fin de la violence en Syrie. Le représentant de la Russie avait même suggéré qu’un point dans la résolution du Conseil de sécurité porte sur l’obligation de cesser la violence, mais, selon lui, les autres pays n’en voulaient pas. Ils ont hâté le vote sans ce point et la Russie a dû exercer son droit de veto.
En réponse à une question, l’ambassadeur russe a estimé qu’en tant que représentant des Nations unies, l’émissaire Kofi Annan devrait écouter toutes les parties et chercher les points communs entre les différents points de vue pour préparer les conditions favorables au dialogue. Il a enfin assuré que son pays cherche à pousser le Conseil de sécurité à adopter une résolution équilibrée.


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