Avec les 100 points empochés au terme du super G, Feuz distance en effet de cinq petites longueurs l’Autrichien Marcel Hirscher, spécialiste des épreuves techniques, qui a fait l’impasse sur les trois courses de vitesse norvégiennes (deux super G, une descente).
Il s’en est fallu de peu. Le super G, retardé d’une heure en raison d’un vent trop violent et finalement disputé sous un grand soleil sur une piste d’une excellente qualité, s’est joué dans un mouchoir, avec les cinq premiers coureurs en moins de 20/100.
En 1 min 32 sec 35/100, Feuz et Kroell ont devancé le Norvégien Kjetil Jansrud de 3/100, devenant le huitième duo de l’histoire de la Coupe du monde à se partager une victoire.
À la lutte pour le globe de cristal de la Coupe du monde de super G, le Suisse Didier Cuche et le Norvégien Aksel Lund Svindal ont terminé respectivement 4e et 5e, à 10 et 17/100 de cette épreuve qui remplaçait celle annulée à Garmisch-Partenkirchen fin janvier. Ils ne sont plus séparés que par deux points au classement de la discipline, avantage à Svindal qui compte seulement 25 longueurs d’avance sur Beate Feuz.
Feuz, 25 ans, qui avait remporté sa première victoire en Coupe du monde (une descente) la saison dernière sur cette même piste olympique de Kvitfjell, avant d’exploser véritablement cet hiver en signant quatre victoires et onze podiums, a désormais autant de chances sur le plan comptable que Marcel Hirscher de succéder à Ivica Kostelic au palmarès du classement général de la Coupe du monde.
Il reste en effet huit courses avant la fin de la saison, et quatre sont favorables à Feuz (deux descentes, deux super G), quatre à Hirscher (deux géants, deux slaloms), ce qui laisse augurer d’un incroyable suspense jusqu’au terme des finales, le 18 mars à Schladming (Autriche).
À la fin du week-end norvégien, Feuz doit donc virer largement en tête pour espérer l’emporter, ce qui semble largement dans ses cordes au regard de son succès du jour.
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