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Poutine se défend d'avoir "des relations particulières" avec Assad

Vladimir Poutine affirme que la Russie n'a "aucune relation particulière avec la Syrie", et justifie le veto de son pays aux propositions occidentales par une position de principe face à une situation de "guerre civile", dans une interview à des médias étrangers publiée vendredi.

"Nous n'avons aucune relation particulière avec la Syrie. Nous avons une position de principe sur la manière de régler de tels conflits et nous ne nous prononçons pas pour l'une ou l'autre partie", a assuré M. Poutine, selon le texte de l'interview publié sur le site du gouvernement russe.

"Le principe consiste à ne pas encourager un conflit armé et à contraindre les parties à s'asseoir à la table des négociations et à s'accorder sur les conditions d'un cessez-le-feu", a ajouté M. Poutine.

"Ce qui se passe là-bas, c'est une guerre civile. Notre objectif, c'est (...) qu'une solution soit trouvée entre Syriens", a souligné le Premier ministre russe.

Interrogé par un journaliste lui demandant si Bachar al-Assad avait des chances de survivre au mouvement de contestation dont la répression a fait plus de 7.600 morts depuis près d'un an, selon les Nations unies, M. Poutine s'est refusé à toute marque de soutien.

"Je n'en sais rien et je ne peux pas faire de telles appréciations", a-t-il répondu.

Alliée de longue date de la Syrie à laquelle elle vend des armes, la Russie a bloqué avec son allié chinois deux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression sanglante du régime de Bachar al-Assad, suscitant la colère de pays occidentaux et arabes.

Une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie en faveur d'un cessez-le-feu humanitaire est en préparation à New York. Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a lancé mardi un appel à la Russie et à la Chine à s'abstenir d'utiliser une nouvelle fois leur droit de veto.

A des journalistes qui lui faisaient remarquer au cours de l'entretien que les relations russo-syriennes étaient plus étroites qu'il ne semblait le dire, M. Poutine a répondu: "Je ne sais pas pour combien nous vendons d'armes là-bas. Nous avons des intérêts économiques en Syrie, mais sans doute pas plus que la Grande-Bretagne ou n'importe quel autre pays d'Europe", a-t-il dit.

"De plus, quand Assad est devenu président, il s'est rendu d'abord en France, en Grande-Bretagne et dans d'autres pays. D'après moi, il est venu à Moscou seulement environ trois ans après son élection", a observé M. Poutine.

Dans un article publié fin février dans un média russe en vue de l'élection présidentielle russe dimanche, M. Poutine a accusé les pays occidentaux de privilégier l'opposition syrienne au détriment du régime de Bachar al-Assad, et mis en garde contre toute ingérence.
Vladimir Poutine affirme que la Russie n'a "aucune relation particulière avec la Syrie", et justifie le veto de son pays aux propositions occidentales par une position de principe face à une situation de "guerre civile", dans une interview à des médias étrangers publiée vendredi."Nous n'avons aucune relation particulière avec la Syrie. Nous avons une position de principe sur la manière de régler de tels conflits et nous ne nous prononçons pas pour l'une ou l'autre partie", a assuré M. Poutine, selon le texte de l'interview publié sur le site du gouvernement russe."Le principe consiste à ne pas encourager un conflit armé et à contraindre les parties à s'asseoir à la table des négociations et à s'accorder sur les conditions d'un cessez-le-feu", a ajouté M. Poutine."Ce qui se passe là-bas, c'est une guerre civile. Notre...