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Syrie: le Qatar appelle à "étudier toutes les options"

Le Premier ministre du Qatar, Hamed ben Jassem al-Thani, a affirmé jeudi que son pays était prêt à étudier "toutes les options" pour sauver le peuple syrien, alors que la répression du régime s'intensifie contre les contestataires.

"Nous devons étudier toutes les options pour sauver le peuple syrien", a dit le Premier ministre à l'issue d'une rencontre à Bruxelles avec le président du Parlement européen Martin Schulz.

Le Qatar s'est déjà prononcé pour la création d'une force arabe de maintien de la paix en Syrie.

Le Premier ministre, qui s'était dit lundi favorable à des livraisons d'armes à l'opposition syrienne en lutte contre le régime du président Bachar al-Assad, a catégoriquement démenti que des soldats du Qatar soient actuellement présents sur le sol syrien. "Ce n'est pas vrai", a-t-il affirmé.

"Notre politique n'est pas d'agir de façon unilatérale", a-t-il insisté en rappelant le précédent libyen.

"La Syrie constitue un important problème pour nous et la région, et un important problème du point de vue humain", a-t-il assuré. "Il est très important que cessent les tueries", a-t-il dit.

La seule solution pour la Syrie est d'accepter les recommandations de la Ligue arabe qui a notamment demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de former une force conjointe ONU-Arabes pour mettre fin aux violences sur le terrain, a estimé le Premier ministre.

"Il serait utile que la Syrie accepte" les recommandations de la Ligue arabe, a-t-il dit.

M. Schulz a salué de son côté "le rôle constructif" du Qatar.

"Nous sommes d'accord pour dire qu'il faut agir, mais, dans le même temps, nous devons être très prudents", a ajouté M. Schulz. La "priorité" est d'"arrêter le massacre et de sauver la vie des gens", a-t-il dit.

M. al-Thani a refusé par ailleurs de dresser un parallèle entre la situation en Syrie et au Bahreïn.

Il a estimé que, contrairement à ce qui se passe à Damas, le gouvernement du Bahreïn a montré "la volonté de résoudre le problème" et de négocier.

"Nous condamnons les morts" au Bahreïn mais "ce n'est pas le même problème", a-t-il affirmé. Au Bahreïn, il s'agit "d'un problème entre deux groupes ethniques" qui peut être résolu politiquement, a-t-il soutenu.

Quelque 7.500 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début de la répression en mars 2011, selon l'ONU.

Au Bahreïn, un mouvement de contestation, animé par les chiites majoritaires dans la population locale, réclame une monarchie constitutionnelle dans ce petit royaume du Golfe dirigé depuis des siècles par la dynastie sunnite des Al-Khalifa. Ce mouvement a été durement réprimé par les autorités début 2011.
Le Premier ministre du Qatar, Hamed ben Jassem al-Thani, a affirmé jeudi que son pays était prêt à étudier "toutes les options" pour sauver le peuple syrien, alors que la répression du régime s'intensifie contre les contestataires."Nous devons étudier toutes les options pour sauver le peuple syrien", a dit le Premier ministre à l'issue d'une rencontre à Bruxelles avec le président du Parlement européen Martin Schulz.Le Qatar s'est déjà prononcé pour la création d'une force arabe de maintien de la paix en Syrie.Le Premier ministre, qui s'était dit lundi favorable à des livraisons d'armes à l'opposition syrienne en lutte contre le régime du président Bachar al-Assad, a catégoriquement démenti que des soldats du Qatar soient actuellement présents sur le sol syrien. "Ce n'est pas vrai", a-t-il affirmé."Notre...