Carole Pratt et Aurélien Lechevallier ont préparé une programmation culturelle riche et panachée. (Photo Michel Sayegh)
Ce à quoi Carole Pratt, attachée culturelle et audiovisuelle, répond : « La politique culturelle de l’Institut français ne se limite pas simplement à la diffusion artistique, mais s’étend également à la coopération qui occupe le tiers de notre budget. C’est une action plus souterraine et plus invisible. » Et de citer l’artiste Rima Maroun, actuellement en résidence à Paris, ainsi que Issam Bou Khaled qui présentera sa pièce Banafsag au Tarmac (Paris). Autant de projets subventionnés par l’Institut français, sans oublier l’aide apportée à des facultés comme l’ALBA et l’Iesav. « Cette année, reprend Pratt, une aide significative sera assurée au Hangar/Umam pour la restauration des archives de Studio Baalbeck. » « On sera également prêts à lancer les travaux de la Maison jaune, précise Lechevallier, et à construire une réflexion sur sa programmation. La nouveauté est la mise à disposition des ambassades francophones (Belgique, Canada , pays africains...) d’espaces pour présenter leurs propres manifestations culturelles. »
Deux grosses opérations s’inscrivent à l’agenda de l’année 2012 : l’exposition « Traits d’Union, Paris et l’art contemporain arabe » qui aura lieu le 27 avril, en partenariat avec Solidere, à « The Venue Souks de Beyrouth ». Cette exposition, qui a déjà eu lieu à Paris, se propose de faire découvrir les œuvres d’une douzaine d’artistes parmi les plus talentueux de la nouvelle scène contemporaine du monde arabe (P-O, Maghreb ...) tout en privilégiant les artistes qui ont un lien avec Paris.
Le second focus porte sur le théâtre arabe d’aujourd’hui. « Minassa », ou plateforme, est un événement organisé par l’association Shams, le Théâtre de Beyrouth et le théâtre Monnot visant à présenter les œuvres des dramaturges contemporains du monde arabe qui reflètent les nouvelles idées et pratiques émergeant de la région, et à initier des rencontres sur la création théâtrale actuelle. D’autres temps forts sont également à retenir, tout comme le soutien accordé au festival Samir Kassir, au Bipod, ainsi qu’à l’Orchestre philharmonique libanais.
Par ailleurs, une composition de Zad Moultaka sera présentée d’abord à Beyrouth puis en France après des résidences de création dans la capitale libanaise, avec des élèves du lycée Racine à Paris et d’autres de l’Institut supérieur de musique de Beyrouth . « Il ne s’agit pas seulement de créer un événement, souligne Pratt, mais de faire participer les écoles et transmettre cette culture. » Par ailleurs, le partenariat avec les « Cabarets du monde » et les DJ libanais se poursuit, et les incontournables rendez-vous, comme le Salon du livre, la Semaine de la critique de Cannes ou la fête de la Musique, ne sont plus à présenter.


