Des membres du CNS, principale instance de l'opposition syrienne, ont pu discuter pendant plus d'une heure à Genève avec le président du CICR, Jakob Kellenberger, et avec d'autres représentants de l'organisation.
Dans un communiqué, le CNS explique avoir demandé une "réunion urgente" avec le CICR pour trouver notamment une "solution rapide pour mettre fin à la crise humanitaire à Homs".
De façon générale, l'opposition syrienne indique souhaiter obtenir une aide humanitaire vitale pour les zones touchées par la crise.
S'exprimant à l'issue de la réunion, la responsable de la délégation du CNS, Bassma Kodmani, a souligné que les pouvoirs d'une organisation humanitaire comme le CICR étaient limités, déclarant qu'une action politique était nécessaire face aux besoins urgents de la population.
Elle a souligné que l'observation de pauses quotidiennes d'au moins deux heures, comme l'a demandé mardi le CICR, était une "option intéressante", mais que le CNS souhaitait avant tout la mise en place de trois "zones de protection".
Des représentants du CNS étaient également présents mercredi à Paris où ils ont réclamé la création de "zones de protection" en Syrie et estimé qu'une intervention militaire pourrait être la "seule option" pour mettre un terme à la répression.
De son côté, la Russie a indiqué mercredi soutenir l'appel du CICR à une trêve quotidienne en Syrie pour acheminer de l'aide humanitaire, mais s'oppose à l'idée française de créer des couloirs humanitaires.
Alors que Russes, Chinois, Américains et Européens ne parviennent toujours pas à s'entendre sur la Syrie, Mme Kodmani a estimé que la communauté internationale n'avait pas répondu de façon adéquate à la crise humanitaire en Syrie.
"Les gens se sentent abandonnés", a-t-elle dit.
"Pour augmenter les possibilités d'action du CICR et d'autres organisations humanitaires, nous avons besoins de décisions politiques", a-t-elle ajouté, pointant la prochaine réunion de diplomates vendredi à Tunis.
Les représentants de plus de cinquante pays, à l'exception notable de la Russie, sont ainsi attendus en Tunisie pour adresser, selon le pays hôte, "un message clair" au pouvoir syrien, sommé de "cesser les tueries", et pour exhorter l'opposition à s'unir en vue d'une éventuelle future reconnaissance.
La Syrie sera aussi au coeur des débats lors de l'ouverture, lundi, de la prochaine session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Mercredi, l'ambassadrice américaine auprès du Conseil, Eileen Chamberlain Donahoe, a indiqué aux médias que son pays espérait qu'une résolution condamnant la Syrie puisse être adoptée à l'issue des quatre semaines de session.
Plus de 7.600 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans les violences depuis l'éclatement de la révolte en Syrie en mars 2011, a affirmé mercredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).


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