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Conférence/Syrie: Paris veut du concret sur l'accès humanitaire aux victimes

La France espère des résultats concrets de la conférence vendredi à Tunis sur la Syrie, notamment sur l'accès des organisations humanitaires aux victimes de la répression du régime de Bachar al-Assad, a indiqué mardi le ministère des Affaires étrangères.

"Aujourd'hui, il y a une urgence humanitaire: l'accès aux victimes d'une répression de plus en plus violente. (...) Il faut que les organisations humanitaires aient un accès à la population. C'est le souhait déjà exprimé par la France depuis déjà plusieurs semaines et nous souhaitons pouvoir le concrétiser" à Tunis, a déclaré Romain Nadal, porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, lors d'un point-presse.

L'objectif à Tunis est d'"arrêter le massacre", a déclaré plus tard le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé sur Canal+.

"Nous allons essayer d'acheminer l'aide humanitaire dans de meilleures conditions. Nous allons essayer de faire céder le régime sur l'aide humanitaire. La situation humanitaire est désastreuse dans beaucoup d'endroits, à Homs mais pas seulement", a-t-il dit.

Alain Juppé avait reçu à déjeuner mardi au Quai d'Orsay les ambassadeurs des pays de la Ligue arabe, une rencontre régulière focalisée cette fois sur la Syrie et la conférence de Tunis.

Outre l'aspect humanitaire, le but de cette conférence, a souligné Romain Nadal, "c'est de catalyser toutes les bonnes volontés des Etats et organisations internationales qui veulent la fin de la répression en Syrie, et soutenir les initiatives de la Ligue arabe en ce sens".

Le porte-parole n'a pas voulu commenter le refus de la Russie de participer à cette rencontre internationale. "On les a invités mais ils ne viendront pas", a ensuite déclaré Alain Juppé. "Je veux rappeler que 137 pays à l'Assemblée générale des Nations unies ont voté la résolution que nous avions soutenue avec les pays arabes, et la Russie s'est retrouvée avec de grandes démocraties: Cuba, le Venezuela, le Zimbabwe, la Corée du Nord", a-t-il ironisé.

"Voilà la situation dans laquelle nous sommes et nous essayons de faire changer cela", a-t-il dit.

L'Assemblée générale de l'ONU avait adopté la semaine dernière, à une large majorité de 137 voix, une résolution condamnant la répression en Syrie. La Russie a voté contre.

Le ministère russe des Affaires étrangères, pour motiver son refus de participer à la conférence de Tunis, a regretté que le gouvernement syrien n'ait pas été invité et a dit avoir "l'impression qu'il s'agit de former une coalition internationale afin de soutenir une partie d'un conflit intérieur contre l'autre".
La France espère des résultats concrets de la conférence vendredi à Tunis sur la Syrie, notamment sur l'accès des organisations humanitaires aux victimes de la répression du régime de Bachar al-Assad, a indiqué mardi le ministère des Affaires étrangères."Aujourd'hui, il y a une urgence humanitaire: l'accès aux victimes d'une répression de plus en plus violente. (...) Il faut que les organisations humanitaires aient un accès à la population. C'est le souhait déjà exprimé par la France depuis déjà plusieurs semaines et nous souhaitons pouvoir le concrétiser" à Tunis, a déclaré Romain Nadal, porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, lors d'un point-presse.L'objectif à Tunis est d'"arrêter le massacre", a déclaré plus tard le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé sur Canal+."Nous allons essayer d'acheminer...