"Nous sommes à l'entrée de (Camp) Liberty et les bus sont en train d'être scannés", a-t-il annoncé par téléphone vers 06H00 (03H00 GMT).
Cette opération s'inscrit dans le cadre de l'accord entre les Nations unies et l'Irak, conclu le 25 décembre après d'intenses négociations. Il prévoit le transfèrement de 3.400 personnes hostiles au régime de Téhéran, vers Camp Liberty, dans le cadre d'un processus qui doit à terme les conduire à quitter le pays.
Ce premier groupe de 397 personnes était parti samedi à 01H15 (vendredi 22H15 GMT) à bord de 18 bus escortés par les forces de sécurité irakiennes, après onze heures de fouilles.
"Ils ont fouillé chaque bagage, chaque affaire", a dit Behzad Saafari, résident du Camp Achraf depuis 2003, en précisant que les Irakiens leur avaient interdit de prendre leurs caméras et des couteaux de cuisine.
"Quatre cents personnes c'est beaucoup. Nous procédons à des fouilles au corps et à la fouille des affaires personnelles. En outre, nous avons demandé des renforts car nous ne voulons pas les conduire vers Bagdad sans une escorte suffisante", avait déclaré pour sa part un commandant appartenant à la brigade de l'armée en charge du Camp Achraf.
L'Irak avait prévu de fermer à la fin de l'année dernière ce camp situé à 80 km au nord-est de la capitale près de la frontière avec l'Iran, où l'ancien dictateur Saddam Hussein avait installé l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI), dont les membres avaient servi de supplétifs durant sa guerre avec l'Iran (1980-1988).
Mais le Premier ministre Nouri al-Maliki avait donné son accord le 21 décembre pour retarder l'echéance jusqu'en avril et avait signé ensuite un accord avec l'ONU à ce sujet.


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