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Conférence sur la Syrie : le CNS pas invité officiellement (Tunis)

AFP
17/02/2012
Le Conseil national syrien, principale instance de l'opposition syrienne, n'aura pas de représentation officielle à la "Conférence des amis du peuple syrien" qui doit se tenir le 24 février en Tunisie, a indiqué vendredi le chef de la diplomatie tunisienne.

"Il n'y aura certainement pas de représentation officielle du CNS" à la conférence, a déclaré Rafik Abdessalem lors d'une conférence de presse, reconnaissant que le sujet "faisait débat". "Chaque chose en son temps", a ajouté le ministre, souhaitant la constitution d'un groupe d'opposition qui "ait une représentativité réelle".

La Tunisie a accueilli le premier congrès de l'opposition syrienne en décembre dernier mais n'a pas officiellement reconnu le CNS.

M. Abdessalem a confirmé que la Russie et la Chine, les deux pays qui s'opposent à la condamnation du régime syrien, étaient invités à cette conférence, qui "devra adresser un message clair aux autorités pour qu'elles cessent la répression, les tueries et les assassinats".

"Il n'y a pas lieu d'exclure ces deux pays", a-t-il déclaré, précisant que tous les membres de la Ligue Arabe, de l'Union européenne, quelques pays de l'Organisation de la conférence islamique, et les pays ayant de l'influence dans la région: Etats-Unis, Chine, Russie, Brésil, Inde" devraient participer à la réunion.

"Il s'agit d'appliquer le maximum de pression sur le gouvernement syrien pour qu'il cesse de tuer son peuple", a-t-il dit, répétant l'opposition de Tunis à toute intervention étrangère. "La Tunisie ne sera jamais une plateforme d'intervention militaire dans un pays arabe", a-t-il martelé.

"Il ne s'agit pas de porter préjudice à la souveraineté syrienne ni à son unité", a-t-il ajouté. "Nous agissons dans le cadre des positions prises par la Ligue arabe", a-t-il dit.

Revenant sur la décision controversée début février par Tunis d'expulser l'ambassadeur --en réalité un chargé d'affaires-- syrien, il a indiqué qu'elle avait été prise après plusieurs avertissements et qu'elle s'appuyait sur des fondements "éthiques".

"Nous ne pouvions en aucun cas nous cantonner dans le mutisme et le silence", a-t-il déclaré, rappelant que l'expulsion du représentant syrien avait été décidée au lendemain d'un bombardement de Homs qui avait fait plus de 230 morts selon des militants syriens.

"La situation en Syrie est critique et personne ne peut accepter de telles violations contre les droits de l'homme", a-t-il répété.

"Ce qui se passe là-bas est une révolution légale pas très différente de ce qui s'est passé en Tunisie, une révolution pour la dignité et la liberté", a-t-il dit pour justifier le choix de son pays pour accueillir la conférence du 24 févier.

Les forces syriennes continuaient vendredi de pilonner Homs, malgré un vote dans la nuit à l'Assemblée générale de l'ONU condamnant la répression.

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