Le débat ne s’apaise pas quatre jours après le report du match France-Irlande, samedi, pour cause de terrain partiellement gelé. Gonzalo Fuentes/AFP
Le match sera disputé le 4 mars au Stade de France, a annoncé le comité des six nations. Le XV de France disputera donc quatre rencontres en autant de week-ends consécutifs dans le tournoi : déplacement en Écosse le 26 février, réception de l’Irlande le 4 mars puis de l’Angleterre le 11 mars et déplacement au pays de Galles le 17 mars à Cardiff.
La rencontre contre l’Irlande, initialement prévue samedi à 21h00, a été reportée quelques minutes avant le coup d’envoi sur décision de l’arbitre, l’Anglais Dave Pearson, qui a jugé le terrain impraticable malgré le dispositif de protection de la pelouse à l’œuvre pendant une semaine et jusqu’à deux heures avant le coup d’envoi.
Les quelque 80 000 spectateurs qui avaient déjà pris place dans l’enceinte de Saint-Denis ont accueilli cette nouvelle par une bordée de sifflets.
Après le fiasco d’un premier match reporté dans le tournoi depuis l’épizootie de fièvre en 2001, qui avait entraîné des reports en Irlande, cette nouvelle date était largement prévisible depuis que le comité des six nations, organisateur du tournoi, avait fait savoir lundi que la rencontre ne serait pas disputée ce week-end (un match de top 14 entre le Stade français et Toulon est programmé samedi au Stade de France).
Le comité des six nations, qui s’est de nouveau réuni mardi, souhaitait reprogrammer ce match lors d’un des deux week-ends de relâche du tournoi, contre la volonté française.
Fait accompli
Mardi matin, la FFR avait exprimé le vœu que la rencontre soit remise à la saison prochaine, appuyant une demande de la Ligue nationale de rugby (LNR), représentante des clubs professionnels français. Sans grand espoir d’être entendue et sans doute avant tout pour ménager la LNR.
« Nous regrettons que notre compétition, le top 14, soit la variable d’ajustement de l’organisation des compétitions internationales lorsque celles-ci ont des problèmes qu’elles ont elle-même créés », a réagi le président de la LNR, Pierre-Yves Revol, joint au téléphone par l’AFP.
Hasard ou ironie du calendrier : le 3 mars, dans le cadre de la 19e journée du top 14, la LNR a programmé un match entre Clermont et Toulouse, un choc entre les deux premiers du classement, par ailleurs pourvoyeurs de la majorité des joueurs du XV de France.
Dix journées – week-end de France-Irlande reporté compris – ont déjà été disputées en « doublon » avec les rencontres internationales en cette saison post-Mondial. « Malheureusement, encore une fois, on est mis devant le fait accompli, on ne tient aucun compte de l’intérêt des clubs », a réagi le président de Clermont, René Fontès, tandis que son homologue toulousain Jean-René Bouscatel, interrogé par l’AFP, a regretté « qu’arbitrairement, les instances internationales nous imposent la mise à disposition des joueurs internationaux pour un doublon supplémentaire hors convention avec la fédération », évoquant « le fait du Prince. »
La Fédération irlandaise (IRFU) a également fait part de sa « déception » après avoir elle aussi plaidé pour la date du 3 mars, une option qui aurait permis de « fournir à l’équipe d’Irlande une période de sept jours entre ses quatre matches restant à jouer dans le tournoi et aux supporteurs une fenêtre convenable pour voyager ». Les Irlandais devront également disputer quatre matches en quatre semaines : Italie le 25 février, France le 4 mars, Écosse le 10 mars et Angletere le 17 mars.
(Source : AFP)


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