Bahia Hariri et Fouad Siniora, visiblement émus, prononçant une prière sur la tombe de leur frère et ami. Dimitar Dilkoff/AFP
• Une délégation du Mouvement du Renouveau démocratique, dont le président, l’ancien député Nassib Lahoud, est décédé quelques jours plus tôt des suites d’un cancer, a visité hier la tombe de Rafic Hariri. Ses membres y ont déposé une couronne de fleurs à la mémoire de Lahoud et Hariri.
• À 12h55, heure à laquelle a eu lieu l’explosion en 2005, la flamme de la liberté a été allumée à Aïn el-Mreïssé, sur le monument dédié à la mémoire de Rafic Hariri, sur le site même de l’explosion.
• Une rencontre a été organisée au café de l’Étoile, place de l’Étoile, au centre-ville, où Rafic Hariri avait bu son dernier café avant de prendre la route qui devait le mener à la mort. Cette rencontre a eu lieu à l’initiative de sa sœur, la députée Bahia Hariri. De nombreuses personnalités du 14 Mars étaient présentes.
• Dans une lettre « à son ami Rafic Hariri », l’ancien Premier ministre Fouad Siniora parle « des jeunes de Syrie qui manifestent depuis un an, contre un régime qui n’a d’autre solution que la répression sécuritaire ». Il y déplore que « ce ne sont plus les urnes qui, au Liban, font et défont les majorités et les minorités, mais les armes ». « Nous continuerons cependant à chercher les points communs pour bâtir des ponts et réaliser l’entente politique », a-t-il jouté.
• « J’ai le sentiment que la victoire est proche, que Rafic Hariri verra la justice se réaliser cette année et que le régime des Assad (en Syrie) sera relégué aux oubliettes de l’histoire », a déclaré hier le député Marwan Hamadé. À la Future TV, il a précisé qu’il y aura « un échange de messages entre la révolution syrienne et la révolution du Cèdre, afin que le printemps arabe se réalise à Damas comme à Beyrouth ». Dans une autre déclaration à la Voix du Liban, Hamadé a estimé que « la liberté pour laquelle Hariri est mort a déferlé sur les places du monde arabe, et elle sera de retour à Beyrouth ».
• Ahmad Hariri, secrétaire général du courant du Futur, a affirmé hier, devant la tombe de Rafic Hariri, que depuis l’assassinat de l’ancien Premier ministre, « nous avons toujours privilégié la méthode du dialogue, et avons investi dans la paix civile ».
• Le ministre des Finances Mohammad Safadi a déclaré hier que « la septième commémoration de l’assassinat de Rafic Hariri coïncide avec de grands bouleversements dans la région, placés sous le thème de la volonté des peuples, de la liberté, de la justice et de la dignité ». « Ces mêmes principes avaient uni les Libanais au lendemain de l’assassinat de Rafic Hariri, il faut donc les préserver », a-t-il ajouté.
• Le député Hassan Yacoub, du 8 Mars, a estimé que « cette septième commémoration de l’assassinat de Rafic Hariri a été placée par le 14 Mars sous le signe de l’alliance avec ses assassins », se disant convaincu que « el-Qaëda, les États-Unis, Israël et le 14 Mars sont tous du même bord ». Il s’exprimait à l’issue d’une réunion avec l’ancien président Émile Lahoud.
• Le député Nabil Nicolas, du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, a considéré dans une intervention à la NTV que « la cérémonie du BIEL est une exploitation politique de l’assassinat de Rafic Hariri ». Commentant certaines informations sur la présence d’un représentant du Conseil national syrien à la cérémonie, il a estimé que « toute ingérence dans les affaires syriennes entraînera une ingérence syrienne future dans les affaires libanaises ».
• « La cérémonie du BIEL a donné lieu à un spectacle tragi-comique », a estimé hier le député Hikmat Dib, du bloc du Changement et de la Réforme. « Des personnes à l’histoire chargée de crimes parlent aujourd’hui de liberté et d’édification de l’État », a-t-il ironisé.
• Le courant du Futur à Saïda organise, demain jeudi 16 février, une cérémonie à l’occasion de la septième commémoration de l’assassinat de Rafic Hariri et du 27e anniversaire de la libération de la ville de l’occupation israélienne.
• Une délégation du Parti socialiste démocratique arménien Hanchag, présidée par le député Sebouh Kalbakian, a déposé hier une couronne de fleurs sur la tombe de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.


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Hariri fut le SEUL homme d'affaire richissime, vraiment Libanais, qui a investi au Liban, durant la guerre, quand tous les autres, prétendus Libanais, avaient fuit et vivaient à l'étranger avec leurs familles et leurs bourses. Aurait-on préféré que le centre de Beyrouth soit les ruines des champs de bataille des milices ? La stupidité et le fanatisme divaguent.
03 h 17, le 16 février 2012