"Par leur démarche, ils abandonnent le peuple syrien et ne font qu'encourager le régime brutal du président (Bachar) al-Assad à commettre davantage de tueries, comme cela a été fait à Homs ces dernières 24 heures", a déclaré le ministre dans un communiqué.
"La Russie et la Chine avaient un choix simple aujourd'hui: celui de soutenir ou non le peuple syrien et la Ligue arabe. Ils ont décidé de ne pas le faire, et à la place de se mettre du côté du régime syrien et de sa répression brutale", a-t-il déploré.
"Le projet de résolution, présenté par le Maroc, soutenait les efforts de la Ligue arabe pour résoudre la crise en Syrie et appelait à une fin immédiate de toutes les violences (...) Il n'imposait pas de sanctions, pas plus qu'il n'autorisait une action militaire", a poursuivi le ministre, estimant qu'il n'y avait "rien dans le projet pour justifier" un veto.
"Plus de 2.000 personnes sont mortes depuis que la Russie et la Chine ont opposé leur veto au dernier projet de résolution en octobre 2011. Plus de 6.000 personnes sont mortes depuis le début de la contestation (en mars 2011). Davantage encore ont été torturées et détenues", a-t-il ajouté.
"Combien encore faut-il de morts avant que la Russie et la Chine autorisent le Conseil de sécurité de l'ONU à agir? Ceux qui s'opposent à une action du Conseil de sécurité devront rendre des comptes à la population syrienne", a affirmé William Hague.
Selon l'opposition syrienne, plus de 230 civils, dont des dizaines de femmes et d'enfants, ont été tués dans des bombardements de l'armée syrienne à Homs avant l'aube, l'épisode le plus meurtrier depuis le début de la révolte populaire en mars 2011. Damas a démenti avoir bombardé Homs et accusé l'opposition d'avoir elle-même incité "les groupes terroristes" à pilonner la ville pour influencer le vote à l'ONU.


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