Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Syrie: 25 morts, dont 11 soldats, dans les violences

Vingt-cinq personnes ont été tuées vendredi en Syrie, dont onze soldats dans des heurts avec des déserteurs, les forces de l'ordre ayant tiré sur les nombreuses manifestations anti-régime dans le pays, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Onze soldats de l'armée régulière dont un colonel ont été tués dans des affrontements avec des groupes de déserteurs dans les localités de Jassem, Kafarchams et Nawa", dans la province de Deraa (sud) et dans la province de Homs (centre), selon l'organisation.

En outre, 14 civils, dont deux enfants, ont été tués et des dizaines d'autres blessés, la majorité lors de manifestations massives dans plusieurs villes commémorant le massacre de Hama en 1982, selon l'OSDH et les Comités locaux de coordination (LCC), qui organisent la mobilisation sur le terrain.

Un civil a été tué à Hama (centre) et cinq autres à Daraya, dans la province de Damas. Près de la capitale, deux civils ont été tués à l'aube dans la localité de Rankous, toujours assiégée par l'armée.

Les deux enfants ont été tués par l'explosion d'un engin dans la région d'Idleb (nord-ouest), où un jeune homme a également été tué par balle quand les forces de sécurité ont pris d'assaut le village de Bsamess.

A Alep (nord), trois civils ont été tués dans le quartier de Marjé.

En outre, un civil blessé jeudi dans la province de Homs a succombé vendredi alors que le corps d'une personne arrêtée dans la ville de Homs a été remis à sa famille, selon l'OSDH qui fait état en outre de la découverte des corps d'un médecin et de son fils de 15 ans qui avaient été enlevés, toujours à Homs.

Le corps d'un autre homme qui avait été arrêté à Idleb a été découvert, selon la même source.

Dans la capitale Damas, les protestataires ont conspué Hafez al-Assad, père défunt de l'actuel président Bachar al-Assad, et "ses fils criminels".

"Hafez est mort, Hama n'est pas morte, Bachar va mourir et la Syrie ne mourra pas", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants, selon une vidéo mise en ligne par des militants.

"Des manifestations massives ont eu lieu dans des quartiers de la capitale, dont l'une a rassemblé 1.500 personnes dans le quartier de Kfar Soussa", a affirmé à l'AFP Oussama al-Chami, porte-parole des militants sur le terrain pour Damas et sa province.

"Les forces de sécurité ont encerclé toutes les mosquées de la capitale", puis "poursuivi les manifestants et leur ont tiré dessus", a-t-il ajouté.

Une autre vidéo montre à Douma, près de Damas, des dizaines de protestataires scandant des slogans en hommage à l'Armée syrienne libre (ASL), formée de déserteurs.

A Lattaquié, ville côtière, plusieurs défilés ont eu lieu à la sortie des mosquées "malgré un déploiement massif des agents de sécurité qui ont tiré pour les disperser", a rapporté l'OSDH.

A Daël (sud), près de 10.000 personnes sont sorties dans les rues pour participer aux funérailles d'une personne morte en prison, selon l'OSDH.

D'autre part, l'OSDH a fait état de l'arrestation dans la nuit de jeudi à vendredi de huit militants dans la ville côtière de Tartous, dont cinq "ayant fait de longues années de prison" pour leur appartenance à un parti communiste interdit.

Dans la province d'Alep, deuxième ville de Syrie, "les révolutionnaires ont pris le contrôle de la section locale des services de la sécurité militaire dans la ville d'Andane", selon la même source.
Vingt-cinq personnes ont été tuées vendredi en Syrie, dont onze soldats dans des heurts avec des déserteurs, les forces de l'ordre ayant tiré sur les nombreuses manifestations anti-régime dans le pays, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH)."Onze soldats de l'armée régulière dont un colonel ont été tués dans des affrontements avec des groupes de déserteurs dans les localités de Jassem, Kafarchams et Nawa", dans la province de Deraa (sud) et dans la province de Homs (centre), selon l'organisation.En outre, 14 civils, dont deux enfants, ont été tués et des dizaines d'autres blessés, la majorité lors de manifestations massives dans plusieurs villes commémorant le massacre de Hama en 1982, selon l'OSDH et les Comités locaux de coordination (LCC), qui organisent la mobilisation sur le terrain.Un...