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Le président yéménite voudrait s'installer à Oman

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, assuré de l'immunité en cas de transition politique, a quitté dimanche Sanaa pour les Etats-Unis, où il doit suivre un traitement médical, après une escale dans la capitale omanaise.

Dans une allocution avant de quitter son pays, M. Saleh a promis de revenir au Yémen mais de source diplomatique à Mascate on assure que le président, contesté par la rue depuis un an et qui a finalement accepté un plan de sortie de crise mis au point par les pays du Golfe et appuyé par les Etats-Unis, a demandé à s'installer à Oman.

De source proche du gouvernement omanais, on ne confirme ni n'infirme cette demande mais on ne cache pas que le gouvernement de Mascate est avant tout soucieux de ne pas compromettre ses futures relations avec le pouvoir qui s'installera à Sanaa.

Saleh a été grièvement blessé le 3 juin dans un attentat et a été hospitalisé pendant plusieurs semaines en Arabie saoudite.

Washington a défendu sa décision de lui délivrer un visa, vivement critiquée par l'opposition yéménite et des groupes de défense des droits de l'homme. "Nous pensons que son absence du Yémen en cette période critique facilitera le processus de transition qui doit mettre fin à son pouvoir", a dit le porte-parole de la Maison blanche, Jay Carney. Il a ajouté que le président yéménite ne resterait aux Etats-Unis que pour une période limitée.

Malgré le départ de Saleh, nombre de Yéménites jugent que son pouvoir reste en place et exigent la révocation des personnalités liées à son régime. Pour la troisième journée consécutive, des officiers de l'armée de l'air ont bloqué les principales artères de la capitale pour obtenir la démission de leur chef, le général Mohammed Saleh al Ahmar, demi-frère du président.

En quittant dimanche Sanaa, Ali Abdallah Saleh a présenté des excuses pour "de possibles erreurs" lors de ses 33 années de règne.

Il a signé en novembre à Ryad un accord de transfert de ses pouvoirs à son vice-président et allié, Abd-Rabbou Mansour Hadi, jusqu'à une élection présidentielle anticipée prévue le 21 février. En vertu de cet accord, il a obtenu l'immunité judiciaire pour tous les actes commis sous sa présidence grâce à une loi votée par le Parlement mais contestée par la rue.

 

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, assuré de l'immunité en cas de transition politique, a quitté dimanche Sanaa pour les Etats-Unis, où il doit suivre un traitement médical, après une escale dans la capitale omanaise.
Dans une allocution avant de quitter son pays, M. Saleh a promis de revenir au Yémen mais de source diplomatique à Mascate on assure que le président, contesté par la rue depuis un an et qui a finalement accepté un plan de sortie de crise mis au point par les pays du Golfe et appuyé par les Etats-Unis, a demandé à s'installer à Oman.
De source proche du gouvernement omanais, on ne confirme ni n'infirme cette demande mais on ne cache pas que le gouvernement de Mascate est avant tout soucieux de ne pas compromettre ses futures relations avec le pouvoir qui s'installera à Sanaa.
Saleh a été...