"Une décision de grâce a été prise pour Maïkel Nabil et 1959 autres prisonniers à l'occasion du 1er anniversaire du 25 janvier", avait indiqué plus tôt à l'AFP une source à la justice militaire, sous couvert de l'anonymat.
Condamné en avril à trois ans de prison par un tribunal militaire pour avoir critiqué l'armée égyptienne sur son blog, Maïkel Nabil avait vu sa peine réduite à deux ans en appel le 14 décembre. Il avait écrit en mars sur son blog que l'armée, au pouvoir depuis la chute du président Hosni Moubarak en février 2011, protégeait ses propres intérêts et non ceux du peuple égyptien.
Son arrestation, fin mars, puis sa condamnation avait soulevé un tollé à l'étranger. Trente groupes et militants de défense des droits de l'homme avaient rendu public fin décembre à Genève un appel demandant aux autorités égyptiennes de le libérer.
L'administration américaine avait demandé la révision du jugement militaire.
Plusieurs pays occidentaux et ONG avaient dénoncé le fait que, malgré la chute du régime d'Hosni Moubarak, les délits d'opinion continuent d'être jugés en Egypte par des tribunaux militaires.
La justice avait libéré le 25 décembre le blogueur et militant égyptien Alaa Abdelfattah, après deux mois de détention.
Alaa Abdelfattah était accusé d'avoir incité à la violence le 9 octobre, lorsqu'une manifestation de Coptes (chrétiens d'Egypte) protestant contre l'incendie d'une église a dégénéré en confrontation avec l'armée et les forces de l'ordre.
L'armée est vivement critiquée pour avoir traduit des milliers de civils devant des tribunaux militaires pour des chefs d'agression ou de viol, mais aussi d'insultes envers les généraux au pouvoir.
"Une décision de grâce a été prise pour Maïkel Nabil et 1959 autres prisonniers à l'occasion du 1er anniversaire du 25 janvier", avait indiqué plus tôt à l'AFP une source à la justice militaire, sous couvert de l'anonymat.
Condamné en avril à trois ans de prison par un tribunal militaire pour avoir critiqué l'armée égyptienne sur son blog, Maïkel Nabil avait vu sa peine réduite à deux ans en appel le 14 décembre. Il avait écrit en mars sur son blog que l'armée, au pouvoir depuis la chute du président Hosni Moubarak en février 2011, protégeait ses propres...

