Ezza Agha Malak ordonnée Chevalière des Arts et des Lettres par le sénateur Christiane Kammermann.
Jeune veuve partie à la conquête de son rêve de jeunesse poursuivre de hautes études en France, elle avait fait ses premières armes à l’École supérieure des lettres de Beyrouth (qu’on appelait aussi Cité Gabriel Bounoure).
C’est à l’École des lettres, devenue Centre culturel français, que l’insigne de son élection lui a été remis.
Ezza Agha Malak a dédié sa distinction honorifique à son père défunt, qui avait rêvé de la Chine, en « partisan de la paix », comme elle avait rêvé de la France.
Elle a également cité sa mère, « celle qui a dirigé sa main pour qu’elle dessine ses premières lettres françaises ».
Auteure et enseignante
« Romancière, poète, essayiste, nouvelliste et critique littéraire, vous êtes docteur en linguistique et sémiologie françaises, docteur ès lettres de l’Université française, ancien professeur de linguistique et stylistique françaises à l’Université libanaise et à l’USJ, vous êtes, ma chère Ezza, auteure de 27 ouvrages en français, de plusieurs dizaines d’articles de linguistique et de conférences parues dans des revues et journaux spécialisés », a affirmé le sénateur Christiane Kammermann avant de lui remettre les insignes de son ordre.
« Par vos multiples travaux et votre étonnante et permanente disponibilité personnelle, vous avez su attirer un très grand nombre de lecteurs amis ou relations. Votre sens de l’humain vous a rendu proche du cœur. Votre culture d’inspiration humaniste, votre inspiration, votre formation ont fait de vous une romancière hors normes », a-t-elle ajouté.

