Le député membre du bloc « Liban d’abord » a aussi affirmé que nous avons tous besoin d’entamer un dialogue sérieux en fonction des défis et des appréhensions soulevés en Irak et en Syrie, ajoutant que toutes les parties ont désormais besoin de garanties. Au sujet des attentats de Damas, Pharaon a déclaré qu’on ne pouvait affirmer que le régime les a exécutés, ajoutant toutefois que ces attentats soulèvent beaucoup d’interrogations. Il a ensuite précisé que les services de renseignements syriens pourraient avoir commis ces attentats pour de multiples raisons. « Nous avons vu au Liban comment ils provoquaient un incendie pour mieux l’éteindre », a déclaré Michel Pharaon qui a précisé que le régime syrien ne peut pas survivre avec la présence des observateurs arabes.
Prié de commenter les déclarations du ministre de la Défense qui avait fait le lien en séance du Conseil des ministres entre les éléments d’el-Qaëda infiltrés du Liban vers la Syrie à partir de Ersal et les deux attentats de Damas, Pharaon a précisé que le gouvernement libanais dira ce que lui demande de dire le gouvernement syrien. « C’est malheureusement un grand problème, car le gouvernement actuel n’a aucune autonomie et nous ramène à l’époque de la tutelle », a déclaré Pharaon.
Selon lui, les services de renseignements syriens fabriquent des dossiers et les services de renseignements libanais connaissent la vérité. Il a ajouté que ce n’est pas la première fois que les dossiers sont fabriqués. Selon Pharaon, la responsabilité d’arrêter les infiltrations entre les frontières libanaises et syriennes relève des autorités des deux pays, mais jusqu’à présent, aucun progrès n’a été enregistré à ce sujet. Pharaon s’est ainsi interrogé sur le cafouillage dans le dossier des salaires, se demandant qui décide au sein du gouvernement et comment les décisions y sont prises. Critiquant le ministre du Travail Charbel Nahas, Pharaon s’est encore demandé si ce dernier était plus soucieux des intérêts des travailleurs que les travailleurs eux-mêmes.


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