« Restons fidèles à notre politique de neutralité, qui consiste à se « tenir à l’écart » de ce qui se passe en Syrie, ont décidé en commun MM. Sleiman et Mikati. Ce dernier a chargé le ministre des Affaires étrangères d’expliquer au secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Arabi, le point de vue du Liban là-dessus.
Le Liban officiel, explique Khalil Fleyhan, notre chroniqueur diplomatique, souhaite éviter toute prise de position, qu’elle soit favorable ou hostile au régime syrien, d’autant que les observateurs libanais devront établir des rapports dont le contenu pourra être interprété comme embarrassant ou, au contraire, trop complaisant, envers les autorités syriennes.
Cette politique « d’écart “ou de” neutralité » n’a pas empêché les responsables, chef de l’État en tête, à condamner avec la plus grande vigueur l’attentat-suicide qui, par définition, cible d’abord les innocents. À leur exemple, beaucoup de personnalités libanaises connues pour leurs sympathies syriennes ont condamné l’attentat.
Dans les milieux libanais, toutefois, on déplore que les accusations contre el-Qaëda lancées par le régime syrien aient reposé principalement sur des propos tenus par le ministre libanais de la Défense, Fayez Ghosn, faisant état d’infiltration en Syrie, par la frontière du village de Ersal, d’éléments extrémistes sunnites de la mouvance el-Qaëda.
Pour sa part, le ministre des AE Adnane Mansour a précisé hier que le Liban n’a fait parvenir aucune note faisant état d’infiltration en Syrie, à partir du Liban, d’éléments d’el-Qaëda, en dépit de la déclaration faite par M. Ghosn à ce sujet.
De source ministérielle, on appelle de nouveau les Libanais de tous bords à faire preuve de circonspection, et à empêcher le feu de la guerre civile, que l’on cherche à allumer en Syrie, de s’étendre au Liban ; quelqu’un veut torpiller la mission des observateurs arabes, assure-t-on de même source. Ces attentats signifient-ils qu’une nouvelle étape a été franchie dans la guerre contre le régime syrien ? La Russie, principal allié international de la Syrie, va-t-elle se contenter d’assister, impuissante, à la dislocation de la Syrie ? Quelles conclusions va-t-elle tirer d’attentats qui, de toute évidence, prouvent que les mailles du filet sécuritaire syrien commencent à sérieusement se distendre ?


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S'il sera prouvé que les responsable de ces attentas de cet horrible acte criminel viennent du Liban, dont la méthode rappelle ceux perpétrés chez nous par les sio/américains et Al-Qaeda au Liban et en Irak, tous les deux proche de certains groupes Salafistes soutenus par certains Libanais, il ne nous sera possible d'arrêter ou de ne pas comprendre une invasion Syrienne militaire limitée au Liban pour défendre sa souveraineté et ses frontières. A bon entendeur (surtout à notre armée et nos politiques)... Salut!
10 h 34, le 24 décembre 2011