L'Egypte a dénoncé mercredi des "ingérences" étrangères, à la suite de déclarations de la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton condamnant le traitement des femmes par l'armée lors des manifestations et heurts au Caire ayant fait 14 morts en cinq jours.
"L'Egypte n'acceptera aucune ingérence dans ses affaires internes", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Mohammed Amr, devant les journalistes. Il a indiqué que le Caire voulait "des clarifications au sujet de déclarations de la part de responsables étrangers à propos des affaires internes de l'Egypte".
Les violences aux femmes dans les manifestations sont indignes de la révolution et "déshonorent l'Etat" égyptien, a accusé lundi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qualifiant ces faits de "particulièrement choquants".
"En Egypte, les femmes ont été largement exclues du processus de transition et même, harcelées dans la rue", a-t-elle ajouté.
Dimanche, un quotidien égyptien avait montré en Une la photo d'une manifestante voilée, dont les soldats découvraient le soutien-gorge et le ventre en la frappant et en la traînant sur la chaussée. La photo, largement diffusée sur les réseaux sociaux, a provoqué l'indignation en Egypte.
Le quotidien indépendant Tahrir, fondé après la chute du président Hosni Moubarak en février, fustigeait quant à lui en Une "les forces qui attentent à l'honneur", avec une photo d'un soldat tenant une femme par les cheveux tandis qu'un autre brandissait une matraque au-dessus d'elle.
Mardi, le Conseil suprême des forces armées, qui dirige l'Egypte depuis plus de dix mois, a exprimé ses "profonds regrets pour les atteintes" aux femmes lors de heurts avec des manifestants au Caire.
Ces affrontements entre Egyptiens hostiles au pouvoir militaire et forces de l'ordre ont fait 14 morts en cinq jours.
Les protestataires ont appelé à une manifestation massive vendredi sur l'emblématique place Tahrir du Caire pour dénoncer la brutalité de l'armée à l'encontre des manifestants.
"L'Egypte n'acceptera aucune ingérence dans ses affaires internes", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Mohammed Amr, devant les journalistes. Il a indiqué que le Caire voulait "des clarifications au sujet de déclarations de la part de responsables étrangers à propos des affaires internes de l'Egypte".
Les violences aux femmes dans les manifestations sont indignes de la révolution et "déshonorent l'Etat" égyptien, a accusé lundi la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qualifiant ces faits de "particulièrement choquants"."En...

