Éliminées de la Ligue des champions, les « Red Devils » après leur défaite à Bâle (2-1) et les « Citizens » en dépit de leur succès sur le Bayern Munich (2-0), les deux meilleures équipes du championnat d’Angleterre se retrouvent versées dans l’Europa League.
« Ça signifie que nous allons jouer les jeudi et dimanche pendant toute la saison. Il va falloir faire avec. Ce n’est pas la meilleure nouvelle, mais c’est notre punition pour ne pas avoir réussi à nous qualifier », a déclaré Alex Ferguson, que ce trophée ne fait à l’évidence pas vibrer.
Roberto Mancini s’est montré légèrement plus enthousiaste pour l’héritière de la Coupe de l’UEFA, ce qui se comprend pour un club dont l’armoire à coupes est encore à remplir. « Je ne l’ai jamais gagnée », a souligné l’Italien, qui ne veut pas faire la fine bouche.
Il n’est pas exclu que le contrecoup de la déception se fasse sentir lors des prochains week-ends, surtout pour Manchester United, qui n’est pas habitué à vivre sans le piment de la Ligue des champions, mais il est fort possible aussi que, libérés du stress et des fatigues de l’épreuve reine, les deux équipes n’en soient que plus redoutables en championnat une fois passée l’heure de l’autocritique.
Cinq points pour City
Pour Alex Ferguson, il faudra se pencher sur les faiblesses de la défense, encore criantes à Bâle et qui risquent de s’aggraver avec la blessure de Nemanja Vidic.
Il lui faudra aussi s’interroger sur le manque d’un milieu de terrain créateur, le meilleur dans ce domaine étant... Wayne Rooney, déjà pris dans le rôle de buteur, et plus généralement sur la grande jeunesse de son effectif, où des joueurs comme Phil Jones, Chris Smalling ou Danny Welbeck ont été propulsés au premier rang à vingt ans à peine révolus.
Le manageur, relativement discret sur le marché des transfert ces dernières saisons, voudra peut-être apporter quelques réponses lors du mercato d’hiver en janvier, même si le colossal endettement du club limitera forcément sa marge de manœuvre.
Du côté de City, les remises en question sont moins indispensables. Après tout, il s’agissait d’une première participation à la Ligue des champions du club qui se promène par ailleurs en Premier League (leader invaincu après quatorze journées).
Mancini n’a pas manqué de remarquer qu’il était « bizarre d’être éliminé en phase de poule avec dix points », pour souligner que son groupe avait souffert avant tout de malchance.
Les éventuels effets secondaires du choc européen apparaîtront peut-être ce week-end en championnat d’Angleterre. United, opposé à Wolverhampton à Old Trafford, sera en principe moins exposé que City, qui se déplace lundi à Chelsea.
Ce sera d’ailleurs plusieurs fois le cas dans les prochaines semaines puisque le calendrier réserve de nombreux adversaires difficiles à City d’ici à la fin janvier (Arsenal, Liverpool, Tottenham), alors que United n’aura que les « Gunners » comme gros morceau à son menu durant la même période. De quoi relancer le suspense entre les deux ennemis, séparés pour le moment par cinq points.
(Source : AFP)

