"Un groupe terroriste armé a visé dans une opération de sabotage l'oléoduc à Tal al-Chor, à l'ouest de Homs", un haut lieu de la contestation dans le centre du pays, a indiqué l'agence officielle Sana.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), un groupe de militants pro-démocratie basé au Royaume-Uni, a affirmé dans un communiqué que l'explosion avait eu lieu "sur l'oléoduc à Homs qui transporte le pétrole de l'est de la Syrie vers la raffinerie" de la province, sans mentionner ses causes.
Mais les Comités locaux de coordination (LCC), un autre groupe animant la contestation sur le terrain, ont accusé le régime d'avoir "bombardé" aux obus de char l'oléoduc en diffusant une vidéo qu'ils présentent comme le pipeline en feu avec de très hautes colonnes de fumée épaisse noire.
Il s'agit du troisième incident visant des infrastructures d'acheminement d'hydrocarbures depuis le début mi-mars de la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad.
Déjà le 29 juillet, Sana avait annoncé une explosion sur un oléoduc près de Homs l'imputant à "une bande subversive" et le 13 juillet, des militants avaient fait état d'une explosion sur un gazoduc dans le gouvernorat de Deir Ezzor (est), où se trouvent des champs de pétrole et de gaz.
La production pétrolière de la Syrie s'élève à moins de 380.000 barils/jour, selon des chiffres officiels.
Depuis le 15 mars, la répression du mouvement de contestation a fait plus de 4.000 morts, selon l'ONU. Le pouvoir attribue les troubles à des "bandes terroristes armées" et poursuit ses opérations sécuritaires.


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