"Les autorités françaises ont accueilli très positivement votre décision de procéder au versement de la contribution libanaise" au budget 2011 du TSL, chargé de juger les assassins de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, écrit M. Fillon dans cette lettre datée du 2 décembre et dont l'AFP a obtenu copie.
"Au regard de votre engagement personnel dans cette décision et de la densité de nos relations bilatérales, j'ai le plaisir de vous inviter à effectuer prochainement une visite officielle en France, à l'occasion de laquelle le président de la République sera heureux de vous recevoir", ajoute M. Fillon.
Selon le quotidien francophone libanais L'Orient-Le Jour, ce courrier a été remis lundi à M. Mikati par l'ambassadeur de France, Denis Pietton.
Le Premier ministre libanais n'a pas encore effectué de visite officielle en France. Il avait été désigné comme Premier ministre en début d'année avec l'appui du mouvement chiite Hezbollah, proche de l'Iran et de la Syrie et opposé au TSL.
Malgré cela, M. Mikati, après avoir mis sa démission dans la balance, avait annoncé à la fin novembre le versement de la contribution du Liban au financement du tribunal de l'ONU.
Dans la foulée, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait réaffirmé l'opposition de son parti au tribunal, mais avait assuré qu'il ne créerait "pas de problème" au sujet de ce versement.
Chargé d'identifier et juger les responsables de l'attentat qui a tué Rafic Hariri et 22 autres personnes le 14 février 2005 à Beyrouth, le TSL a inculpé quatre membres du Hezbollah.
Le mouvement chiite, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, affirme qu'il ne les remettra jamais au TSL, qu'il accuse d'être un complot israélo-américain visant à le détruire.
La part du Liban du budget du TSL, régulièrement acquittée par les gouvernements précédents, s'élève pour 2011 à 32 millions de dollars (25,2 millions d'euros), soit 49% du budget de ce tribunal.


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