Les participants au colloque.
Organisé à l’initiative du département langue française de l’Institut français du Liban, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP), le Bureau régional Moyen-Orient de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) et l’École supérieure des affaires de Beyrouth (ESA), ce séminaire, ouvert en présence de Wafa Berry, doyenne de la faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université libanaise, Sylvie Devigne, directrice déléguée à la politique scientifique de l’AUF, et de Stéphane Attali, directeur de l’ESA, se proposait de faire le point sur les avancées dans le domaine de la didactique du français avec pour objectifs spécifiques le diplôme intitulé DDIFOS, délivré par le CELAF (Centre de langue française) de la CCIP.
Dans le cadre du projet français « Appui à la rénovation de l’enseignement du français à l’Université libanaise », d’un montant de 3, 25 millions d’euros, initié en 2005 et qui s’achève en décembre prochain, quelque 92 professeurs, parmi les 190 qui ont bénéficié d’une formation gratuite à l’école d’été de la CCIP, ont pu valider leur diplôme (DDIFOS). Cette formation très novatrice a grandement contribué à changer les pratiques pédagogiques dans le domaine du français de spécialité.
Les thèmes abordés étaient : le français médical, le français de la communication et du journalisme, le français de l’enseignement, le français des affaires, le français des sciences, le français juridique.
Mme Maïté Bagarry, responsable pédagogique au CELAF, qui avait fait le déplacement à Beyrouth à cette occasion, a pu présenter les éléments de cadrage méthodologique en séance d’ouverture, modérer certains des ateliers et répondre aux questions en séance de clôture. Enfin, elle a évoqué l’offre de formation de la CCIP, en particulier les DFP (diplômes de français professionnel).
De ce séminaire, il ressort les éléments positifs suivants : la méthodologie préconisée dans le cadre du DDIFOS est véritablement en phase avec les besoins concrets des étudiants ; conçue comme une méthodologie dynamique, elle est en relation avec les compétences des métiers; axée sur l’étudiant, qui est placé au cœur du dispositif en tant qu’acteur, et même acteur social, elle contribue à sa motivation ; enfin, par son enseignement cohérent et structuré, les nombreuses interactions qu’elle permet, elle contribue à rénover en profondeur la didactique de l’enseignement du français.
Ultime action de ce projet français dédié à l’Université libanaise, ce séminaire a créé les bases d’un échange collégial de bonnes pratiques pédagogiques. Il a permis l’évaluation d’une méthodologie qui a contribué à rénover en profondeur la didactique du français, en particulier grâce à l’approche métier. De manière générale, les programmes de formation menés ces dernières années ont favorisé l’émergence d’une génération de didacticiens du français fort engagés.
Enfin, ce séminaire était conçu comme une étape fondamentale visant l’organisation d’un Forum régional de français professionnel qui se tiendra les 26 et 27 mars 2012 à l’École supérieure des affaires, sur une initiative de la CCIP, avec l’appui de l’Institut français. Des jalons ont d’ores et déjà été posés qui favoriseront les échanges entre les mondes académique et économique.


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