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Arabie : Amnesty accuse Ryad de répression contre les protestataires

Amnesty International a accusé l'Arabie saoudite de mener une campagne de répression contre les manifestants et les réformateurs depuis le début du Printemps arabe, dans un communiqué publié jeudi. "Les neuf derniers mois ont été marqués par une nouvelle vague de répression en Arabie saoudite, les autorités ayant réprimé des protestataires et des réformateurs pour des raisons de sécurité", déplore l'organisation de défense des droits de l'Homme.

Cette campagne était destinée à "prévenir les appels aux réformes qui ont trouvé écho dans la région", écrit Philip Luther, directeur d'Amnesty International (AI) pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord. "Bien que les arguments avancés pour justifier cette répression à large échelle peuvent être différents, les pratiques abusives du gouvernement sont inquiétantes car semblables à celles dont elles ont longtemps fait usage contre des personnes accusées de terrorisme", ajoute-t-il.

L'Arabie saoudite a été jusqu'ici épargnée par les révoltes qui ont renversé trois dirigeants arabes (Tunisie, Egypte et Libye).

Amnesty a accusé les autorités du royaume ultraconservateur, de détenir "des milliers de personnes, dont plusieurs sans inculpation ou procès, pour des affaires liées au terrorisme". "La torture et d'autres mauvais traitements en détention sont omniprésents", indique l'organisation, accusant Ryad d'avoir arrêté "des centaines de personnes, pour la plupart des musulmans chiites, dans la province Orientale".

Les chiites de cette province riche en pétrole ont manifesté à plusieurs reprises depuis mars pour soutenir leurs coreligionnaires à Bahreïn, où un mouvement de contestation a été réprimé par les autorités, soutenues par l'Arabie saoudite notamment.

 

En novembre, quatre chiites ont été tués par balles lors de heurts entre protestataires et forces de sécurité dans la province Orientale.

Au total, 300 manifestants ont été arrêtés, indique Amnesty, précisant que "la plupart ont été relâchés, souvent après avoir promis de ne plus participer aux protestations".

L'organisation a qualifié d'"injustice flagrante" le procès de 16 hommes, dont neuf éminents réformateurs, condamnés le 22 novembre à des peines allant jusqu'à 30 ans de prison sous l'accusation de tentative de renversement du régime.

Amnesty International a accusé l'Arabie saoudite de mener une campagne de répression contre les manifestants et les réformateurs depuis le début du Printemps arabe, dans un communiqué publié jeudi. "Les neuf derniers mois ont été marqués par une nouvelle vague de répression en Arabie saoudite, les autorités ayant réprimé des protestataires et des réformateurs pour des raisons de sécurité", déplore l'organisation de défense des droits de l'Homme.
Cette campagne était destinée à "prévenir les appels aux réformes qui ont trouvé écho dans la région", écrit Philip Luther, directeur d'Amnesty International (AI) pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord. "Bien que les arguments avancés pour justifier cette répression à large échelle peuvent être différents, les pratiques abusives du gouvernement sont...