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L'armée égyptienne dément avoir tenté d'évacuer la place Tahrir

L'armée égyptienne a dit être intervenue lundi dans les rues du Caire pour protéger le ministère de l'Intérieur et non pour évacuer les manifestants de la place Tahrir.

Au moins 33 personnes ont été tuées depuis samedi dans les affrontements entre les forces de l'ordre et de jeunes manifestants, qui réclament que l'armée transmette le pouvoir aux civils.

"L'armée n'est pas allée à Tahrir mais les manifestants sont venus au ministère. Les manifestants ont le droit de manifester mais nous devons nous interposer entre eux et le ministère de l'Intérieur", a dit le général Saïd Abbas, adjoint au chef du Commandement central. Le ministère de l'Intérieur a demandé la protection de l'armée et une protection similaire peut être offerte aux manifestants, a-t-il précisé.

"Si les manifestants veulent être protégés des voyous sur la place, nous enverrons des hommes pour écarter le danger de la place", a dit le militaire. Les "voyous" désignent ici ceux au service, selon les manifestants, des opposants au soulèvement contre Hosni Moubarak.

Durant la révolution, les chars de l'armée stationnaient autour de la place Tahrir après l'effondrement de la police et ne faisaient rien pour disperser les manifestants. Ils n'empêchaient pas non plus les affrontements entre les partisans de Moubarak et ses opposants.

Le président Moubarak a été renversé le 11 février. Les élections législatives marquant le début du transfert du pouvoir doivent commencer le 28 novembre.

Le ministère de l'Intérieur abrite la police, haïe par la population depuis la répression du soulèvement au début de l'année. Le bâtiment est une cible privilégiée des manifestants, qui réclament une réforme de l'institution.

 

L'armée égyptienne a dit être intervenue lundi dans les rues du Caire pour protéger le ministère de l'Intérieur et non pour évacuer les manifestants de la place Tahrir.
Au moins 33 personnes ont été tuées depuis samedi dans les affrontements entre les forces de l'ordre et de jeunes manifestants, qui réclament que l'armée transmette le pouvoir aux civils.
"L'armée n'est pas allée à Tahrir mais les manifestants sont venus au ministère. Les manifestants ont le droit de manifester mais nous devons nous interposer entre eux et le ministère de l'Intérieur", a dit le général Saïd Abbas, adjoint au chef du Commandement central. Le ministère de l'Intérieur a demandé la protection de l'armée et une protection similaire peut être offerte aux manifestants, a-t-il précisé.
"Si les manifestants veulent être protégés des...