"Nous considérons que la suspension de la Syrie en tant que membre de la Ligue arabe est incorrecte. Ceux qui ont pris cette décision ont perdu une véritable opportunité de rendre la situation plus transparente", a-t-il déclaré.
"Il y a quelqu'un qui fait tout pour que les Syriens ne parviennent pas à un accord entre eux", a-t-il ajouté, sans apporter plus de précisions.
Lors d'une réunion au Caire, après l'accord de 18 des 22 pays de la Ligue, cette organisation a annoncé samedi que Damas allait être suspendu de ses instances à compter du 16 novembre pour ne pas avoir mis en oeuvre un plan d'apaisement en Syrie mis au point par la Ligue arabe.
La Syrie a contesté cette suspension, à laquelle se sont aussi opposés le Liban, l'Irak et le Yémen, mais qui a été soutenue notamment par les riches monarchies du Golfe, dont l'Arabie Saoudite et le Qatar.
M. Lavrov a par ailleurs ajouté que des représentants du Conseil national syrien, qui représente l'opposition, doivent se rendre à Moscou mardi 15 novembre.
Les pays occidentaux réclament le départ du président Bachar al-Assad en raison de la répression qui a fait, selon les Nations unies, plus de 3.500 morts depuis le 15 mars en Syrie.
Début octobre, le président Dmitri Medvedev avait appelé pour la première fois le président syrien à accepter des réformes ou à démissionner.
Mais la Russie s'oppose à toute résolution au Conseil de sécurité de l'ONU condamnant la répression en Syrie, insistant sur la nécessité du dialogue et faisant porter une part de la responsabilité des violences à l'opposition.

