"Si le Liban ne peut pas verser sa part du financement du Tribunal spécial, nous allons devoir prendre des décisions assez difficiles, et il y aura des conséquences en ce qui concerne les relations bilatérales entre les Etats-Unis et le Liban", a déclaré le secrétaire d'Etat adjoint pour le Proche-Orient, Jeffrey Feltman, dans une interview à la chaîne Al-Arabiya.
"Je m'attends à la même chose de la part d'autres pays aussi", a-t-il ajouté.
Beyrouth participe à hauteur de 49% au financement du tribunal et doit encore payer sa part (35 millions de dollars) pour 2011 mais le Hezbollah s'oppose au financement du TSL qu'il accuse d'être un complot israélo-américain visant à le détruire.
Le Premier ministre Najib Mikati ne cesse de réaffirmer que le Liban tiendra ses engagements internationaux, dont le financement du TSL.
"M. Mikati a dit publiquement (...) son engagement à remplir les obligations du Liban vis-à-vis de la communauté internationale", a rappelé M. Feltman. "Une de ces obligations est le paiement des contributions libanaises au Tribunal spécial pour le Liban".
Le TSL est chargé de poursuivre les responsables de l'attentat à la camionnette piégée lors duquel Rafic Hariri avait été tué à Beyrouth le 14 février 2005, avec 22 autres personnes, y compris l'auteur de l'attentat suicide.
Quatre membres du Hezbollah impliqués, selon l'accusation, dans cet attentat font l'objet de mandats d'arrêt du TSL transmis le 30 juin aux autorités libanaises et de notices rouges d'Interpol. Le Hezbollah a prévenu qu'aucun membre de la formation ne serait arrêté.
Le TSL est le premier tribunal international permettant la tenue de procès par défaut.
En janvier, le Hezbollah a provoqué la chute du gouvernement de Saad Hariri, qui refusait de désavouer le tribunal. Saad Hariri avait transféré les fonds au TSL sans approbation du gouvernement.


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