Rechercher
Rechercher

Liban - Universités

La NDU aux urnes aujourd’hui

Après l’USJ, c’est au tour des étudiants de la NDU
d’élire leurs représentants dans une atmosphère de mobilisation politique extrême.
Aujourd’hui, la NDU se fait l’échantillon le plus vrai, le plus authentique, de la condition chrétienne au Liban. Une division verticale pointue y sépare les partisans du Courant patriotique libre (CPL) et ceux des Forces libanaises, une division qui a éclaté il y a une semaine en violences physiques, dénoncées par le général Michel Aoun qui a menacé de recourir si besoin à des mesures correctives.
À la NDU, cela fait plus de 3 ans que les Forces libanaises enchaînent les victoires. En 2010, il s’agissait d’une victoire de 35 contre 1 sur la totalité des 36 places à pourvoir au Conseil des étudiants, un score exceptionnel qui a valu à la NDU le surnom de « forteresse des Forces libanaises ». Cette année, le Conseil sera formé de 38 étudiants choisis parmi les 6 différentes facultés de l’université, et la lutte est féroce entre le Social Club (CPL) et le Debate Club (FL). Il suffit de parcourir les pages Facebook des deux clubs pour constater qu’il y a un esprit de compétition malsain entre les étudiants, ou plutôt entre la NDU Meerab et la NDU Rabieh, comme les étudiants se plaisent à dire.

Debate Club
Le candidat à la présidence et membre du Debate Club (FL), Roy Haddad, a affirmé à L’Orient-Le jour que la tension atteint au campus un point dangereux. « Cela est dû en grande partie au discours du général Michel Aoun il y a quelques jours. Nous avons essayé de garder un profil bas durant la semaine, après les menaces de l’administration d’annuler les élections. Une mesure qui ne serait pas en notre faveur : tous les pointages révèlent que nous allons gagner encore et encore, pour la 4e année consécutive », explique Haddad.
Concernant la dispute d’il y a quelques jours entre les étudiants, il a indiqué que « l’incident a duré quelques secondes seulement, mais qu’il a été amplifié par la propagande médiatique et les partisans du CPL pour ternir l’image des FL à la NDU. Ils veulent laisser croire que nous suscitons les problèmes, mais ce n’est pas le cas. L’étudiant à l’origine du différend est un partisan du CPL qui a été renvoyé par l’administration de l’université pour plus d’un semestre. »

Social Club
En face, le candidat à la présidence, Élie Ghanimé, membre du Social Club, a raconté à l’OLJ une tout autre histoire. Selon lui, ce sont les supporters des FL qui ont déclenché la dispute. « L’administration a pris les mesures nécessaires pour mettre un terme à la discorde, et les FL ont écopé des mesures les plus sévères, a-t-il affirmé. L’ambiance est plutôt calme à présent, assez normale pour une saison d’élections. »
Pour ce qui est des résultats, Ghanimé préfère ne pas se lancer dans les pronostics. « Ce n’est pas une question de pointage, dit-il, mais plutôt d’ambiance générale. Celle-ci est nettement en notre faveur. Une chose est sûre, l’écart de l’année dernière entre les deux listes (1 000 bulletins de vote) sera nettement plus réduit, car l’image des FL à la NDU s’est dégradée au cours des années. Ils ont bien travaillé en 2010, ajoute-t-il, ce que nous n’avions pas fait. Mais aujourd’hui, tout peut changer. »
Aujourd’hui, la NDU se fait l’échantillon le plus vrai, le plus authentique, de la condition chrétienne au Liban. Une division verticale pointue y sépare les partisans du Courant patriotique libre (CPL) et ceux des Forces libanaises, une division qui a éclaté il y a une semaine en violences physiques, dénoncées par le général Michel Aoun qui a menacé de recourir si besoin à des mesures correctives.À la NDU, cela fait plus de 3 ans que les Forces libanaises enchaînent les victoires. En 2010, il s’agissait d’une victoire de 35 contre 1 sur la totalité des 36 places à pourvoir au Conseil des étudiants, un score exceptionnel qui a valu à la NDU le surnom de « forteresse des Forces libanaises ». Cette année, le Conseil sera formé de 38 étudiants choisis parmi les 6 différentes facultés de l’université, et...
commentaires (3)

On se fait la guerre partisane dans les universités. C'est vraiment pitoyable que la jeunesse étudiante s'y laisse entrainer par le fanatisme. On apprend dès maintenant à applaudir et à obéir LAL MOUALLEM. Les "démos" de la future " cratie". Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

03 h 41, le 04 novembre 2011

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • On se fait la guerre partisane dans les universités. C'est vraiment pitoyable que la jeunesse étudiante s'y laisse entrainer par le fanatisme. On apprend dès maintenant à applaudir et à obéir LAL MOUALLEM. Les "démos" de la future " cratie". Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    03 h 41, le 04 novembre 2011

  • Achrafieh n'est plus avos yeux un symbole determinant de l'assise chretienne au liban.Il a suffi que le CPL gagne les elections de l'USJ pour que cette region si mythique soit minimisee???

    sylvie.baaklini

    01 h 14, le 04 novembre 2011

  • C'est le monde à l'envers...les francophones plutôt Hezb/CPL,et les anglophones plutôt FL...putain,j'y comprends plus rien!

    GEDEON Christian

    19 h 11, le 03 novembre 2011

Retour en haut