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Liban - Universités

Coup d’envoi aujourd’hui des élections estudiantines 2011 à l’USJ

C’est aujourd’hui le début des élections estudiantines pour cette année à l’Université Saint-Joseph qui propose comme d’habitude des luttes électorales intenses et non sans surprises.

Il n’y a vraiment pas du nouveau à l’USJ en cette saison électorale. Rivalités ancestrales, désirs de revanche non assouvis, tensions exacerbées, le spectacle est le même. Pourtant, c’est avec grand intêret que l’on aime suivre chaque année ces scrutins, en y espérant déceler une quelconque vérité nouvelle ou changement dans les airs. Les jeunes se veulent, en effet, les iprécurseurs de l’ordre nouveau dans le domaine politique. Ils aiment annoncer via leurs votes tout changement dans l’opinion publique, le déclin de popularité ou le retour en force de tel ou tel autre parti. À l’USJ, les campagnes électorales vont bon train depuis déjà une semaine, mais l’université prohibe tout message ou slogan politique. La politique se discute à voix basse, dans les couloirs.
Pour la 3e année consécutive, l’USJ adopte un système électoral proportionnel, qui confère aux minorités une meilleure représentation. Dans la plupart des facultés, la lutte aura lieu aujourd’hui entre les partisans du 8 et du 14 Mars, et quelques indépendants qui doivent user de manœuvres pour espérer la victoire. Il y a deux ans, le 14 Mars avait remporté une victoire « historique » à l’USJ, mais les élections de 2010 ont accouché d’une image floue qui a laissé les partis politiques perplexes, chacun affirmant sa victoire.
Aujourd’hui, les élections prendront place sur tous les campus de l’USJ. Au centre d’études universitaires de Zahlé, la victoire est assurée pour le 14 Mars. À Saïda, le 14 Mars est presque certain de remporter une victoire devenue traditionnelle, malgré l’augmentation du nombre de partisans d’Amal et du Hezbollah dans ce centre.

Du nouveau ches les économistes
 À la faculté des sciences économiques, il y a du nouveau. Si les années précédentes ont permis au 14 Mars de s’y affirmer solidement, les candidats du 8 Mars jouent un tout autre jeu cette année, se retirant de la compétition en faveur des indépendants. Une manœuvre qui pourrait très bien faire encaisser aux candidats du 14 Mars une défaite amère. Le candidat du 14 Mars à la présidence, Georges Azzi, a qualifié la combine de « très intelligente », affirmant que « le jeu sera très serré ». Quant au candidat adverse, Pascal Watwat, il semble être indépendant, mais il est appuyé par les aounistes et le camp du 8 Mars, selon ses adversaires. « J’ai été un très bon délégué académique, et les étudiants ont confiance dans mon programme, affirme-t-il. Je suis candidat à la présidence pour disposer d’un pouvoir financier et exécutif meilleur, qui me permettrait de poursuivre mon travail. Je refuse d’être lié à tout parti politique. »

Huvelin
Sur le campus de la rue Huvelin, les choses basculent. Reconnu pour son allégeance traditionnelle au CPL, Huvelin a été témoin en 2010 d’une victoire « historique » pour les forces du 14 Mars dans toutes les facultés. En 2011, les candidats indépendants accompagnés de partisans du CPL gagnent sans combat la faculté des sciences politiques, et le 14 Mars attend une victoire presque sûre en assurances. C’est en gestion et en droit que l’image reste floue, et une bataille au coude-à-coude s’annonce entre 8 et 14 Mars. À la faculté de droit, le candidat des Kataëb Anthony Féghali fera face à un ancien camarade d’école, le candidat des Marada, Georges Chalouhi. « Chaque voix compte, affirme Féghali. Nos pointages indiquent un écart minime entre les 2 listes. » Pour Chalouhi, le programme qu’il présente devrait lui faciliter l’accès a la victoire, étant « bien plus élaboré et créatif, comparé à celui de la liste adverse ».

La médecine
 Rue de Damas, le campus des sciences médicales aux bannières orange recèle en lui une rivalité exacerbée. En médecine, les forces du 14 Mars ont pour une fois une vraie chance de gagner avec le candidat Bob Abdo qui s’oppose à Roland Eid (CPL et alliés). En pharmacie, le candidat des Kataëb et alliés Georges Khoury espère un changement. « Nous avons perdu à 5 contre 10 l’an dernier, mais on flaire un changement dans les airs, explique Khoury. Pour nous, la victoire n’est pas certaine, mais l’écart sera définitivement plus réduit cette année », dit-il, prédisant un résultat de 8 pour 7. En face, Élie Boustany, responsable général du CPL dans maints campus, s’oppose à Khoury pour la présidence. « Il y aura une lutte comme chaque année, dit-il. L’an dernier, nous avons marqué une victoire méritée, et les choses ne sont pas près de changer, surtout que nous offrons un programme qui englobe tous les niveaux de la vie étudiante, sociale et citoyenne, avec un renforcement des projets sociaux. Nous offrons un vrai programme, et nous ne faisons pas applel aux instincts pour gagner, comme font les autres. » En nutrition, autrefois aux mains des Forces libanaises, Yara Nader (CPL) remporte la présidence sans rival, et les scrutins seront plutôt en faveur du CPL en dentaire, et du 14 Mars en sciences infirmières et à l’école de sages-femmes.

Les lettres...
De l’autre côté de la rue, la FLSH (faculté des lettres et des sciences humaines) a été conquise en 2010 par les forces du 8 Mars. Cette année, deux listes s’affrontent. Une liste qui se dit indépendante, mais qui semble pour beaucoup formée par le 8 Mars et qui l’emporte largement sur le terrain, contre une liste qui présente une nouveauté particulièrement intéressante, la liste ID. Cette liste regroupe plusieurs partis politiques, 8 et 14 Mars. Khalil Abou Tanous, candidat d’ID, explique : « La victoire est chose très difficile. Les électeurs ont du mal à comprendre le fait que nous avons dépassé le labyrinthe de la politique libanaise et que nous nous sommes unis pour le meilleur de la vie estudiantine. Personne n’est indépendant ; l’avis politique est signe d’intelligence et de culture. En fait, nous n’avons pas honte de nos appartenances politiques, mais la politique n’a rien à faire dans notre vie au campus. »

Mar Roukoz
 Enfin, sur la colline de Mar Roukoz, le campus des sciences et technologie reste le plus tendu. À l’ESIB, avant 2009, le CPL l’emportait à tous les coups. Mais la victoire des Forces libanaises cette année-là a insufflé un espoir nouveau chez les partisans du 14 Mars. Vainqueur l’an dernier à 4 contre 1, le CPL devra jouer des mains et des pieds pour renforcer sa position. L’atmosphère très tendue à l’ESIB traduit une bataille des plus serrées. À la faculté des sciences, la position du CPL pourrait très bien être en danger pour une fois, et l’IGE, qui n’a pas connu de lutte l’an dernier, est témoin d’une concurrence entre CPL et FL, une concurrence rendue floue par la candidature des indépendants, qui se multiplient peu a peu dans toutes les facultés de l’USJ, dans une aspiration à briser les rangs politiques traditionnels.
Il n’y a vraiment pas du nouveau à l’USJ en cette saison électorale. Rivalités ancestrales, désirs de revanche non assouvis, tensions exacerbées, le spectacle est le même. Pourtant, c’est avec grand intêret que l’on aime suivre chaque année ces scrutins, en y espérant déceler une quelconque vérité nouvelle ou changement dans les airs. Les jeunes se veulent, en effet, les iprécurseurs de l’ordre nouveau dans le domaine politique. Ils aiment annoncer via leurs votes tout changement dans l’opinion publique, le déclin de popularité ou le retour en force de tel ou tel autre parti. À l’USJ, les campagnes électorales vont bon train depuis déjà une semaine, mais l’université prohibe tout message ou slogan politique. La politique se discute à voix basse, dans les couloirs. Pour la 3e année consécutive,...
commentaires (5)

Ben tiens... (sourire).

Robert Malek

18 h 46, le 04 novembre 2011

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Commentaires (5)

  • Ben tiens... (sourire).

    Robert Malek

    18 h 46, le 04 novembre 2011

  • Si pour ceux qui veulent le changement a l ’ USJ nous sommes l’ UEI , ou union des étudiants indépendants nous prônons le vrai changement au sein de l’ université nous sommes contre le 14 et contre le 8 contre le système tribal et confessionnel votez pour nous . Rosy A. Sabbagha

    Sabbagha A.Rosy

    06 h 42, le 03 novembre 2011

  • Le Liban de demain sera de loin meilleur que le Liban de ces " vieux corrompus "et "incapables" qui ont raté toutes les occasions et chances, sans aucune exception. C'est le tour de la NEW GENERATION. Il est temps de plier bagages et laisser faire la jeunesse . Le futur , Messieurs, le futur appartient à ces jeunes que vous le vouliez ou pas essayez de vous habituer à l'idée que vous devez prendre votre retraite le plutôt pour vous en sortir dignes avec le minimum de dégâts. A bons entendeurs salut !!!!!Marie José Malha.

    Marie Jose Malha

    05 h 27, le 03 novembre 2011

  • - - Allez c'est parti , voyons de quoi est faite la jeunesse d'aujourd'hui , qui sera le Liban de demain !

    JABBOUR André

    02 h 41, le 03 novembre 2011

  • Le plus important pour ces élections estudiantines est que tout se déroule dans le calme avec le moins de dégâts possibles et dans une ambiance démocratique. A tous nos jeunes bonne chance et que les meilleurs gagnent. N' oubliez jamais "jeunesse du Liban " que c'est vous qui êtes le FUTUR et que par vous viendra le changement. Marie José Malha.

    Marie Jose Malha

    02 h 14, le 03 novembre 2011

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