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Lifestyle - Histoire

L’Hermione, frégate de La Fayette, renaît à Rochefort

La coque sera mise à l’eau l’an prochain ; un voyage inaugural transatlantique est prévu en 2015.

Dans l’ancien arsenal maritime de Rochefort, en Charente-Maritime, la construction de la réplique fidèle de l’Hermione, frégate en bois à trois mâts sur laquelle le marquis de La Fayette traversa l’Atlantique en 1780, entre dans la dernière ligne droite. La coque sera mise à l’eau en juillet 2012 avant de recevoir le gréement et la voilure et d’appareiller pour un voyage transatlantique sur la route du héros de la guerre d’indépendance américaine, prévu en 2015.
C’est un pari fou dans lequel se sont lancés un groupe de passionnés qui voulaient rendre à Rochefort une part de son histoire maritime marquée par l’imposant arsenal, créé au XVIIe siècle par Colbert pour être le plus beau du royaume, et qui fut à l’origine de la ville. Dans les années 1970, l’opération fut précédée par la rénovation de la Corderie royale, où avaient été fabriqués les cordages pour la marine royale, bâtiment de 370 mètres de long qui abrite aujourd’hui l’espace muséographique du Centre international de la mer.
Restait à trouver un emblème. Dans un lieu où plus de 750 navires furent construits, l’idée germa rapidement de reconstruire un vaisseau historique. Le choix se porta sur l’Hermione, mise en chantier en 1778 et qui faisait partie d’une série de quatre navires avec la Courageuse, la Concorde et la Fée. Après la campagne américaine, le bateau sombra dans les eaux au large du Croisic en 1793 et dans l’oubli même si une ancre et deux canons ont été remontés et sont exposés au musée du château des ducs de Bretagne à Nantes. Le projet piloté par l’association Hermione-La Fayette a été monté avec l’aide des collectivités, qu’il fallut convaincre tant le projet était ambitieux et coûteux.
Outre la ville, le conseil régional et le conseil général se laissèrent convaincre mais ne pouvaient assurer la totalité du financement. Le chantier fut lancé en 1997 pour une durée prévue de dix ans alors que seulement 11 mois avaient été nécessaires à l’origine. Mais, au mieux, il aura duré 18 ans.
« L’idée originale était que le public pouvait suivre la construction depuis le début », rappelle Isabelle Georget, chargée des relations marketing et du partenariat. Dès 1999, la fréquentation des lieux fut très importante et depuis, une moyenne de 250 000 visiteurs payants est enregistrée chaque année, permettant un apport non négligeable financièrement, dans un budget global qui devrait atteindre 21 millions d’euros, hors coût du voyage inaugural en 2015. Avec ses 5 000 membres cotisants et la billetterie, l’association table sur 55 % environ du budget venant du privé.
« Il a fallu retrouver le savoir-faire, le bois, essentiellement du chêne, respecter l’original avec des techniques et des normes du XXIe siècle. Pour des questions de réglementation, il a fallu aussi motoriser le navire », précise Isabelle Georget. Sans les plans d’origine mais en s’inspirant de ceux de la Concorde, l’une des trois « sisters-ships » construits à la même époque, le travail des charpentiers, des forgerons et des cordiers s’effectue sur place, au vu des visiteurs qui peuvent pénétrer dans la coque par petits groupes.
D’une longueur de plus de 65 mètres y compris le beaupré, l’Hermione a une coque de 44,20 mètres de long pour environ 10 mètres de large. Elle aura nécessité la fabrication de 25 kilomètres de cordage, de 1 000 poulies, de 2 200 m2 de voilure, d’un grand mât de 54 mètres de haut, de 32 canons et d’une ancre de 4 mètres de haut, pour une masse totale respectable de 1 200 tonnes.
       (Source : Reuters)
Dans l’ancien arsenal maritime de Rochefort, en Charente-Maritime, la construction de la réplique fidèle de l’Hermione, frégate en bois à trois mâts sur laquelle le marquis de La Fayette traversa l’Atlantique en 1780, entre dans la dernière ligne droite. La coque sera mise à l’eau en juillet 2012 avant de recevoir le gréement et la voilure et d’appareiller pour un voyage transatlantique sur la route du héros de la guerre d’indépendance américaine, prévu en 2015.C’est un pari fou dans lequel se sont lancés un groupe de passionnés qui voulaient rendre à Rochefort une part de son histoire maritime marquée par l’imposant arsenal, créé au XVIIe siècle par Colbert pour être le plus beau du royaume, et qui fut à l’origine de la ville. Dans les années 1970, l’opération fut précédée par la rénovation...
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