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Liban/Hariri: le Hezbollah opposé au financement du tribunal

Le Hezbollah chiite qui domine le gouvernement libanais avec ses alliés a réitéré lundi son opposition au financement du tribunal international qui accuse quatre de ses membres d'être impliqué dans le meurtre de l'ex-dirigeant Rafic Hariri.

Le Hezbollah "est opposé au financement du tribunal en raison de son historique, de ses failles (...) et de ses attaques le visant", a affirmé le chef du puissant parti armé Hassan Nasrallah dans une interview à la télévision de son mouvement, Al-Manar.

"Nous rejetons le tribunal dans son ensemble et nous sommes naturellement contre son financement", a-t-il martelé.

"Cette question doit être discutée en conseil des ministres", a-t-il poursuivi. "S'il n'y a pas de consensus, la question sera alors soumise à un vote".

Le Hezbollah et ses alliés disposent de la majorité des ministres au sein du gouvernement présidé par Najib Mikati, considéré comme "neutre". Le Premier ministre ne cesse de réaffirmer que le Liban tiendra ses engagements internationaux, dont le financement du TSL.

Le Hezbollah accuse le tribunal international d'être un complot israélo-américain visant à le détruire.

Beyrouth, qui participe à hauteur de 49% au financement du tribunal, doit encore payer sa part pour 2011. L'opposition pro-occidentale menée par Saad Hariri, ex-Premier ministre et fils de Rafic Hariri, estime que le refus du Hezbollah et de ses alliés mettra le Liban en conflit avec la communauté internationale.

Les déclarations de M. Nasrallah interviennent quelques heures après une mise en garde des Etats-Unis contre des "conséquences graves" si le Liban ne paie pas sa part dans le financement du TSL.

En janvier, le Hezbollah a provoqué la chute du gouvernement de Saad Hariri, qui refusait de désavouer le tribunal.

Rafic Hariri a été tué dans un attentat à la camionnette piégée le 14 février 2005, aux côtés de 22 autres personnes, y compris l'auteur de l'attentat suicide.

Quatre membres du Hezbollah font l'objet de mandats d'arrêt du TSL, transmis le 30 juin aux autorités libanaises, et de notices rouges d'Interpol.

L'assassinat de Rafic Hariri avait plongé le Liban dans la tourmente et mené le pays au bord d'une nouvelle guerre civile en 2008.
Le Hezbollah chiite qui domine le gouvernement libanais avec ses alliés a réitéré lundi son opposition au financement du tribunal international qui accuse quatre de ses membres d'être impliqué dans le meurtre de l'ex-dirigeant Rafic Hariri.Le Hezbollah "est opposé au financement du tribunal en raison de son historique, de ses failles (...) et de ses attaques le visant", a affirmé le chef du puissant parti armé Hassan Nasrallah dans une interview à la télévision de son mouvement, Al-Manar."Nous rejetons le tribunal dans son ensemble et nous sommes naturellement contre son financement", a-t-il martelé."Cette question doit être discutée en conseil des ministres", a-t-il poursuivi. "S'il n'y a pas de consensus, la question sera alors soumise à un vote".Le Hezbollah et ses alliés disposent de la majorité des ministres au...