Les dirigeants européens vont de nouveau appeler dimanche le président syrien Bachar el-Assad à "quitter le pouvoir pour permettre une transition politique". L'UE "reste fortement préoccupée par la situation actuelle en Syrie et affirme son soutien entier au peuple syrien qui exprime ses aspirations légitimes pour la dignité et la liberté", affirme un projet de déclaration finale, dont l'AFP a obtenu une copie, et qui doit être adoptée à l'issue du sommet des dirigeants européens réunis à Bruxelles.
Les Européens "condamnent dans les termes les plus forts la brutale répression menée par le régime syrien", ajoute le texte. Cette répression a fait, selon l'ONU, plus de 3.000 morts depuis le début du mouvement de contestation à la mi-mars.
Les Européens, qui ont récemment renforcé les sanctions contre Damas, demandent également de nouveau "à tous les membres du Conseil de sécurité de l'ONU d'assumer leurs responsabilités en relation avec la situation en Syrie", précise le projet.
La Russie et la Chine ont opposé au début du mois leur veto à un projet de résolution présenté par les pays occidentaux afin de condamner la répression, tandis que l'Afrique du Sud, le Brésil et l'Inde s'abstenaient.
Dans le texte, l'UE "salue les efforts de l'opposition pour construire une plateforme unie", jugeant que la création du Conseil national syrien "est une étape positive". Les Européens n'ont jusqu'à présent pas formellement reconnu le Conseil national syrien (CNS), qui réunit la majeure partie des courants politiques de l'opposition, comme les Comités locaux de coordination (LCC), qui chapeautent les manifestations, les libéraux, la confrérie des Frères musulmans, interdite de longue date en Syrie, ainsi que des partis kurdes et assyriens.
L'Europe a déjà adopté une série de sanctions contre Damas, notamment un embargo sur les armes et les livraisons de pétrole.
Les Européens "condamnent dans les termes les plus forts la brutale répression menée par le régime syrien", ajoute le texte. Cette répression a fait, selon l'ONU, plus de 3.000 morts depuis le début du mouvement de contestation à la mi-mars.
Les Européens, qui ont récemment renforcé les sanctions contre Damas,...

