"Les partisans du silence au Conseil de sécurité devraient tirer les conclusions de la poursuite de la répression", a déclaré l'ambassadeur français auprès de l'ONU, Gérard Araud, lors d'une réunion à huis-clos, selon des diplomates.
Ses propos visaient à mots couverts la Russie et la Chine, qui ont récemment opposé leur veto à un projet de résolution présenté par les pays occidentaux afin de condamner la répression, mais aussi l'Afrique du Sud, le Brésil et l'Inde, qui s'étaient abstenus lors de ce vote, selon des diplomates.
Le Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, qui craint "une guerre civile", a annoncé vendredi que la répression en Syrie avait fait plus de 3.000 morts, dont au moins 187 enfants, depuis le début de la contestation le 15 mars.
La Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, ont opposé le 4 octobre leur veto à un projet de résolution présenté par les pays occidentaux afin de condamner cette répression sanglante.
Les émissaires chinois ont estimé vendredi que ce nouveau bilan n'aurait pas dû être évoqué devant le Conseil de sécurité et la Russie a également émis des objections, selon des diplomates.
La France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Portugal ont vendredi présenté une nouvelle fois leur projet, affirmant qu'ils étaient prêts à en rédiger une nouvelle version si le cours des événements continuaient à empirer en Syrie.
La Russie de son côté a proposé son propre projet de résolution qui condamne de la même manière, au grand dam des Etats-Unis et des puissances européennes, les violences du gouvernement et des opposants.


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