Les partis de l'opposition bahreïnie ont juré de poursuivre leur mouvement de contestation au moyen de rassemblements pacifiques, estimant que le royaume était un Etat policier guère différent de ce qu'étaient la Tunisie et l'Egypte avant le "printemps arabe".
Dans une déclaration rendue publique mercredi par cinq organisations, dont l'influent groupe chiite Wefaq et le parti laïque Waad, on peut lire que l'opposition souhaite que la famille régnante Al-Khalifa, sunnite, "gouverne sans disposer de pouvoirs" dans le cadre d'une monarchie qui deviendrait constitutionnelle.
"Poursuivant l'objectif de la démocratisation, les forces de l'opposition se tournent vers des mesures pleinement et seulement pacifiques", lit-on dans le "document de Manama", qui parle de "rassemblements pacifiques, de marches et de sit-in garantis par les conventions internationales".
L'agitation se poursuit à Bahreïn, des mois après l'intervention de troupes de pays alliés sunnites - l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis - pour mater le mouvement de contestation fomenté, selon la monarchie, par l'Iran chiite.
Le gouvernement estime que les affrontements nocturnes entre policiers et villageois chiites, ainsi que les autres formes de désobéissance civile portent atteinte à l'économie nationale, axée sur les banques et le tourisme. De nombreuses sociétés ont quitté le royaume pour s'implanter dans d'autres pétromonarchies arabes du Golfe.
Le roi Hamad bin Issa a organisé un "dialogue national" en juillet mais le Wefaq, qui a remporté 18 des 40 sièges parlementaires en jeu lors des élections de 2010, a préféré s'en tenir à l'écart, s'estimant sous-représenté.
Dans une déclaration rendue publique mercredi par cinq organisations, dont l'influent groupe chiite Wefaq et le parti laïque Waad, on peut lire que l'opposition souhaite que la famille régnante Al-Khalifa, sunnite, "gouverne sans disposer de pouvoirs" dans le cadre d'une monarchie qui deviendrait constitutionnelle.
"Poursuivant l'objectif de la démocratisation, les forces de l'opposition se tournent vers des mesures pleinement et seulement pacifiques", lit-on dans le "document de Manama", qui parle de "rassemblements pacifiques, de marches et de sit-in garantis par...

