Un ministre rapporte que l’un des animateurs les plus en vue, et les plus influents, de la nouvelle majorité répète que le dialogue est devenu vital. L’action du président Sleiman est en tout point excellente, souligne-t-il. Et de rappeler que lorsqu’il était aux commandes de l’armée, le général s’était déjà distingué par sa détermination à faire prévaloir des solutions d’entente apaisant les susceptibilités politiques ou confessionnelles des uns ou des autres. Dans le même esprit, poursuit ce cadre, la reprise du dialogue permettrait aujourd’hui de mettre un terme aux surenchères comme aux tiraillements. En définissant le cadre d’une activité politique d’où les prises de position en flèche seraient éliminées.
De leur côté, des sources proches du Hezbollah indiquent qu’il prête foi aux appels du président Sleiman. Le parti est prêt à participer aux réunions et il invite même les autres parties à ne pas les bouder. Comme à ne pas formuler des exigences rédhibitoires pour la réouverture de la table ronde.
Mais l’opposition n’envisage de participer que si certaines conditions sont préalablement réunies. À son sens, la procédure est destinée à revigorer, à redonner du poil de la bête, à des parties en perte de vitesse à cause des changements dans la région.
Ces développements iraient contre les vues, et les projets, de ce camp. Qui soutient quand même qu’ils marquent l’effondrement du plan américain face au front de la « moumanaa » (rempart) syro-iranien.
Les cadres opposants indiquent qu’il ne leur est pas possible de s’incliner devant la logique et les visées de la majorité. Parce que cette ligne outrepasse les accords et les arrangements antérieurs. Mais, surtout, parce qu’elle constitue un rejet effectif de la notion d’État.
Programme
Partant de là, ils redisent que la majorité doit accepter de respecter des règles de jeu déterminées, si elle veut vraiment que le dialogue reprenne. Étant entendu qu’il n’est pas question, pour eux, de contribuer à une mascarade folklorique d’accolade, une feuille de route, un ordre de jour fourni étant nécessaires. Autant que des résultats effectifs, car il n’est pas question non plus de signer, comme jadis, un document qui resterait lettre morte.
À ce propos, justement, les opposants pressent leurs vis-à-vis au pouvoir d’œuvrer sans tarder à donner corps aux résolutions précédentes restées sans application. Comme le démantèlement des bases palestiniennes hors camp, ou la régulation de l’armement à l’intérieur des camps. Ou comme le tracé des frontières, en commençant par Chebaa. Ils ajoutent, pour faire bonne mesure, qu’il ne faut pas tourner le dos, ou gommer, des décisions qui ont eu la chance de prendre corps, dont principalement l’approbation de la création du TSL.
Les opposants insistent, en rappelant que ce feu vert au tribunal international appelé à connaître de l’assassinat du président Rafic Hariri, et de ses compagnons de destin, avait été la toute première résolution du premier comité de dialogue, et qu’elle avait été prise à l’unanimité. Au bout de cinq petites minutes. Mais les choses ont vite changé, souligne un pôle opposant, car le Hezbollah, se retrouvant en porte-à-faux, et sur le point d’être impliqué par le parquet international, avait retiré ses ministres du cabinet Siniora avec éclat. Et il avait fait fermer la Chambre. Il ne cesse depuis de se déchaîner contre le tribunal, dont il réclame la suppression. En le traitant d’instrument aux mains des sionistes et des Américains, instrument créé uniquement pour lui nuire ainsi qu’à la Syrie.
Le 14 Mars reste attaché à la quête de la vérité et de la justice. Mais le 8 Mars riposte que les règles constitutionnelles n’ont pas été respectées. Le gouvernement Siniora étant devenu illégitime après la démission des ministres chiites, son contreseing sur le protocole conclu avec le TSL est nul et non avenu. De plus, ajoutent les fidèles du Hezb et de Damas, c’est Siniora qui avait apposé son paraphe, alors que la signature des traités est du ressort exclusif du président de la République.
Actuellement, on le sait, le problème et le conflit interne s’articulent autour du financement du TSL, du versement du quota libanais, la prochaine traite s’élevant à 33 millions de dollars avec les arriérés. Les alliés du Hezbollah, comme le certifie le général Michel Aoun, refusent ce financement. Iraient-ils jusqu’à faire sauter le cabinet ? Peut-être pas, car il pourraient attendre, pour régler leurs comptes avec le TSL, le débat sur la reconduction de son mandat pour trois ans, avec aval du Liban, prévu en mars prochain.


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Mr Jabbour. Les assassinats n'ont pas commencé à partir du moment où vous avez adhéré aux multiples théories contradictoires du General . Ils ont commencé depuis quarante années et des centaines de dirigeants et militants et sympathisants ont été éliminés par vos amis syriens depuis Hafez jusqu'à Bachar en passant par Nasrallah qui cache les présumés, sans oublier que le Hezbollah a littéralement assassiné tous les résistants du sud Liban appartenant au Mouvement National Libanais comme je l'ai déjà expliqué en détail plusieurs fois, en 1983 avec l'accord de la Syrie. Donc c'est pour ces raisons et ces centaines de morts que le TSL est devenu indispensable au moins pour retrouver les assassins depuis 2005. Pour les autres on verra après. Si vous voulez plus de détails sur la période 1983 des vrais premiers résistants contre Israel, je suis disposé à vous les redonner. Si vous voulez les raisons pour lesquelles le Hezbollah l'a fait, je suis disposé à vous les redonner encore une fois.
14 h 09, le 12 octobre 2011