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Liban - Éclairage

Sleiman intensifie ses efforts pour la reprise du dialogue national

Le président Michel Sleiman multiplie les contacts avec les protagonistes locaux pour la reprise des travaux du comité de dialogue national, suspendus depuis plus d’un an. La concertation reste en effet le meilleur moyen de mettre le pays à l’abri des orages qui secouent la région. Et, surtout, des retombées des événements de Syrie. Toutes les parties se disent convaincues de la nécessité de se réunir, même s’il ne devait pas y avoir d’accord sur des résolutions, le fait même étant générateur de climat positif. Ce qui rassurerait une population, une rue, inquiètes.
Un ministre rapporte que l’un des animateurs les plus en vue, et les plus influents, de la nouvelle majorité répète que le dialogue est devenu vital. L’action du président Sleiman est en tout point excellente, souligne-t-il. Et de rappeler que lorsqu’il était aux commandes de l’armée, le général s’était déjà distingué par sa détermination à faire prévaloir des solutions d’entente apaisant les susceptibilités politiques ou confessionnelles des uns ou des autres. Dans le même esprit, poursuit ce cadre, la reprise du dialogue permettrait aujourd’hui de mettre un terme aux surenchères comme aux tiraillements. En définissant le cadre d’une activité politique d’où les prises de position en flèche seraient éliminées.
De leur côté, des sources proches du Hezbollah indiquent qu’il prête foi aux appels du président Sleiman. Le parti est prêt à participer aux réunions et il invite même les autres parties à ne pas les bouder. Comme à ne pas formuler des exigences rédhibitoires pour la réouverture de la table ronde.
 Mais l’opposition n’envisage de participer que si certaines conditions sont préalablement réunies. À son sens, la procédure est destinée à revigorer, à redonner du poil de la bête, à des parties en perte de vitesse à cause des changements dans la région.
 Ces développements iraient contre les vues, et les projets, de ce camp. Qui soutient quand même qu’ils marquent l’effondrement du plan américain face au front de la « moumanaa » (rempart) syro-iranien.
Les cadres opposants indiquent qu’il ne leur est pas possible de s’incliner devant la logique et les visées de la majorité. Parce que cette ligne outrepasse les accords et les arrangements antérieurs. Mais, surtout, parce qu’elle constitue un rejet effectif de la notion d’État.
 
 Programme
Partant de là, ils redisent que la majorité doit accepter de respecter des règles de jeu déterminées, si elle veut vraiment que le dialogue reprenne. Étant entendu qu’il n’est pas question, pour eux, de contribuer à une mascarade folklorique d’accolade, une feuille de route, un ordre de jour fourni étant nécessaires. Autant que des résultats effectifs, car il n’est pas question non plus de signer, comme jadis, un document qui resterait lettre morte.
À ce propos, justement, les opposants pressent leurs vis-à-vis au pouvoir d’œuvrer sans tarder à donner corps aux résolutions précédentes restées sans application. Comme le démantèlement des bases palestiniennes hors camp, ou la régulation de l’armement à l’intérieur des camps. Ou comme le tracé des frontières, en commençant par Chebaa. Ils ajoutent, pour faire bonne mesure, qu’il ne faut pas tourner le dos, ou gommer, des décisions qui ont eu la chance de prendre corps, dont principalement l’approbation de la création du TSL.
Les opposants insistent, en rappelant que ce feu vert au tribunal international appelé à connaître de l’assassinat du président Rafic Hariri, et de ses compagnons de destin, avait été la toute première résolution du premier comité de dialogue, et qu’elle avait été prise à l’unanimité. Au bout de cinq petites minutes. Mais les choses ont vite changé, souligne un pôle opposant, car le Hezbollah, se retrouvant en porte-à-faux, et sur le point d’être impliqué par le parquet international, avait retiré ses ministres du cabinet Siniora avec éclat. Et il avait fait fermer la Chambre. Il ne cesse depuis de se déchaîner contre le tribunal, dont il réclame la suppression. En le traitant d’instrument aux mains des sionistes et des Américains, instrument créé uniquement pour lui nuire ainsi qu’à la Syrie.
Le 14 Mars reste attaché à la quête de la vérité et de la justice. Mais le 8 Mars riposte que les règles constitutionnelles n’ont pas été respectées. Le gouvernement Siniora étant devenu illégitime après la démission des ministres chiites, son contreseing sur le protocole conclu avec le TSL est nul et non avenu. De plus, ajoutent les fidèles du Hezb et de Damas, c’est Siniora qui avait apposé son paraphe, alors que la signature des traités est du ressort exclusif du président de la République.
 Actuellement, on le sait, le problème et le conflit interne s’articulent autour du financement du TSL, du versement du quota libanais, la prochaine traite s’élevant à 33 millions de dollars avec les arriérés. Les alliés du Hezbollah, comme le certifie le général Michel Aoun, refusent ce financement. Iraient-ils jusqu’à faire sauter le cabinet ? Peut-être pas, car il pourraient attendre, pour régler leurs comptes avec le TSL, le débat sur la reconduction de son mandat pour trois ans, avec aval du Liban, prévu en mars prochain.
Le président Michel Sleiman multiplie les contacts avec les protagonistes locaux pour la reprise des travaux du comité de dialogue national, suspendus depuis plus d’un an. La concertation reste en effet le meilleur moyen de mettre le pays à l’abri des orages qui secouent la région. Et, surtout, des retombées des événements de Syrie. Toutes les parties se disent convaincues de la nécessité de se réunir, même s’il ne devait pas y avoir d’accord sur des résolutions, le fait même étant générateur de climat positif. Ce qui rassurerait une population, une rue, inquiètes.Un ministre rapporte que l’un des animateurs les plus en vue, et les plus influents, de la nouvelle majorité répète que le dialogue est devenu vital. L’action du président Sleiman est en tout point excellente, souligne-t-il. Et de rappeler que...
commentaires (9)

Mr Jabbour. Les assassinats n'ont pas commencé à partir du moment où vous avez adhéré aux multiples théories contradictoires du General . Ils ont commencé depuis quarante années et des centaines de dirigeants et militants et sympathisants ont été éliminés par vos amis syriens depuis Hafez jusqu'à Bachar en passant par Nasrallah qui cache les présumés, sans oublier que le Hezbollah a littéralement assassiné tous les résistants du sud Liban appartenant au Mouvement National Libanais comme je l'ai déjà expliqué en détail plusieurs fois, en 1983 avec l'accord de la Syrie. Donc c'est pour ces raisons et ces centaines de morts que le TSL est devenu indispensable au moins pour retrouver les assassins depuis 2005. Pour les autres on verra après. Si vous voulez plus de détails sur la période 1983 des vrais premiers résistants contre Israel, je suis disposé à vous les redonner. Si vous voulez les raisons pour lesquelles le Hezbollah l'a fait, je suis disposé à vous les redonner encore une fois.

Saleh Issal

14 h 09, le 12 octobre 2011

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Commentaires (9)

  • Mr Jabbour. Les assassinats n'ont pas commencé à partir du moment où vous avez adhéré aux multiples théories contradictoires du General . Ils ont commencé depuis quarante années et des centaines de dirigeants et militants et sympathisants ont été éliminés par vos amis syriens depuis Hafez jusqu'à Bachar en passant par Nasrallah qui cache les présumés, sans oublier que le Hezbollah a littéralement assassiné tous les résistants du sud Liban appartenant au Mouvement National Libanais comme je l'ai déjà expliqué en détail plusieurs fois, en 1983 avec l'accord de la Syrie. Donc c'est pour ces raisons et ces centaines de morts que le TSL est devenu indispensable au moins pour retrouver les assassins depuis 2005. Pour les autres on verra après. Si vous voulez plus de détails sur la période 1983 des vrais premiers résistants contre Israel, je suis disposé à vous les redonner. Si vous voulez les raisons pour lesquelles le Hezbollah l'a fait, je suis disposé à vous les redonner encore une fois.

    Saleh Issal

    14 h 09, le 12 octobre 2011

  • - - Monsieur Saleh ISSAL , Je ne sais pas qui sont ces centaines de familles assassinées évoquées par vous , si c'est les personnalités Libanaises assassinées , elles ne se comptent pas par centaines , puis elles ne sont pas votre propriété et leur monopole à titre posthume ne vous appartient pas , que ça soit vous ou n'importe qui . Vous n'êtes pas sans savoir que ce TSL à été fait et créé de toutes pièces par Chirac & Co.. pour une seule personne et pour personne d'autre , sont venus se greffer sur la liste macabre , des noms au fur et à mesure de l'urgence politique , pour montrer et contrer la vérité d'en face , qui refusait et refuse toujours , de le reconnaître à ce tribunal politique , qui est et qui reste , illégal selon les lois Libanaises et non représentatif , et ne correspond en aucun cas à sa raison d'être comme ils disent , pour crimes contre l'humanité (...) . Une seule personne monsieur Issal , une seule personne .

    JABBOUR André

    11 h 33, le 12 octobre 2011

  • Mr Jabbour. Estimez vous heureux que durant toutes ces années le tribunal vous ait seulement "empoisonné la vie ", car le tribunal existe parce que des centaines d'autres ont tout simplement perdu la vie et c'est celle de leurs familles qui ont été empoisonnées. Mais peu vous importe, vous seul comptez, vous et votre General.

    Saleh Issal

    08 h 51, le 12 octobre 2011

  • Robert Malek, si l'absurde te fait rire, moi il ne me fait pas. J'ai pitié, c'est tout. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    06 h 31, le 12 octobre 2011

  • Le dialogue véritable consiste à s'appuyer sur l'idée de son interlocuteur, non à la démolir.Si le TSL pose ce grand problème 8 et 14 mars et pour une fois ne pourront -ils pas défendre la vérité,au lieu de défendre leur propre infaillibilité? Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    05 h 46, le 12 octobre 2011

  • - - @ Robert Malek , Il n'est pas donné à tout le monde de lire des âneries , rien qu'aux ânes ..

    JABBOUR André

    05 h 37, le 12 octobre 2011

  • André Jabbour, vous devez avoir senti que nous avons envie de rire ce matin. C'est sympa. En effet, nul besoin de dialogue dans notre pays, c'est d'un calme plat. Je crois que même si l'on voulait faire exprès de sortir des âneries on ne ferait pas mieux.

    Robert Malek

    04 h 30, le 12 octobre 2011

  • Le Président fait bien. C'est la seule perche de salut pour le pays. On voit ce qui se passe tout autour. Il ne faut qu'une mince étincelle pour allumer la mèche confessionnelle au Liban. Surtout après ce que l'on entend de ce qui s'est passé et se passe ailleurs. Il faut que tous, sans exception aucune, y répondent positivement et immédiatement. Pas de conditions préalables ! Tout est à débattre ! Personne ne doit tenir en otage le pays, quoique grand qu'il pense être. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    03 h 16, le 12 octobre 2011

  • - - Mais de quel dialogue national s'agit-il ? Le pays n'a jamais été aussi calme et les Libanais ne se sont jamais senti aussi bien qu'ils ne le sont aujourd'hui !! Attendons le mois de mars , pour nous débarrasser définitivement de ce tribunal qui nous a empoisonné la vie pendant toutes ces années , puis on verra ce qu'on fera des quelques mécontents qui restent , qui ne seront plus nombreux croyez moi . Entre temps , il y a une majorité qui gouverne , et une opposition absente qui s'occupe d'affaires personnelles extérieures , comme à ses habitudes , avec son chef en fuite pour des raisons que la raison ignore !!

    JABBOUR André

    00 h 57, le 12 octobre 2011

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