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Culture

Religieuses et natures mortes d’Éric Poitevin à la villa Médicis

Portraits en noir et blanc de religieuses, natures mortes et paysages : la villa Médicis, à Rome, accueille jusqu’au 15 janvier une quarantaine de morceaux choisis de l’œuvre du photographe français Éric Poitevin, ex-pensionnaire de l’Académie de France à Rome.
La villa Médicis, chef-d’œuvre de la Renaissance qui surplombe Rome de la colline du Pincio, est le cadre parfait pour accueillir les profils hiératiques de religieuses immortalisées par Poitevin dans la Ville éternelle à la fin des années 80.
Ces profils intemporels, rappelant les portraits qui ont fait la gloire du Rinascimento à Florence, forment un contraste saisissant avec les nus exposés dans les salles successives : des corps imparfaits saisis sans artifices, à mille lieues des photos retouchées qui font la une des magazines, couronnés de visages dépourvus de sourires factices.
Outre les portraits et les nus, Éric explore deux autres grands classiques de l’art : les natures mortes et les paysages.
Les natures mortes, avec leurs pièces de gibier sur fond monochrome, vibrent paradoxalement d’une vie intense : le sang coule, encore frais, comme dans un tableau de Bacon. L’esprit du peintre britannique n’est pas loin non plus dans la photo d’un trophée de chasse sanguinolent suspendu à un crochet de boucher.
En haut d’un escalier, un cerf abattu sur fond blanc semble poser pour la postérité.
Retour à la Renaissance en fin de parcours avec quelques vanités : une série de prises en noir et blanc d’un crâne sous toutes les coutures.
Éric Poitevin, 50 ans, vit et travaille à Mangiennes, dans la Meuse (Est de la France).
Plusieurs expositions lui ont été consacrées, notamment au Frac Île-de-France/Le Plateau (Paris) en 2004 et au Musée de la chasse et de la nature (Paris) en 2007, ainsi que dans les galeries Nelson-Freeman (Paris), Blancpain (Genève), Baronian-Francey (Bruxelles). Il a été pensionnaire à la villa Médicis en 1989-1990.
Cette exposition est réalisée en partenariat avec Fotografia, le Festival international de photographie de Rome.

(www.villamedici.it)
Portraits en noir et blanc de religieuses, natures mortes et paysages : la villa Médicis, à Rome, accueille jusqu’au 15 janvier une quarantaine de morceaux choisis de l’œuvre du photographe français Éric Poitevin, ex-pensionnaire de l’Académie de France à Rome.La villa Médicis, chef-d’œuvre de la Renaissance qui surplombe Rome de la colline du Pincio, est le cadre parfait pour accueillir les profils hiératiques de religieuses immortalisées par Poitevin dans la Ville éternelle à la fin des années 80.Ces profils intemporels, rappelant les portraits qui ont fait la gloire du Rinascimento à Florence, forment un contraste saisissant avec les nus exposés dans les salles successives : des corps imparfaits saisis sans artifices, à mille lieues des photos retouchées qui font la une des magazines, couronnés de visages...
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