L'opposant syrien de l'intérieur, Michel Kilo a mis en garde le régime de Bachar al-Assad contre le risque d'une intervention militaire étrangère s'il poursuit sa répression du soulèvement populaire en Syrie, au cours d'une conférence de presse mardi à Paris.
"Si le régime continue sa politique de répression de sa population, il sera in fine responsable d'une intervention étrangère. Tous les pays aujourd'hui interviennent dans les affaires syriennes. La Syrie est en train de devenir le théâtre d'un affrontement international", a déclaré l'écrivain.
Il a aussi dénoncé "le déploiement de l'armée vers les frontières avec les pays voisins", Iran et Turquie, lourdes de menaces, selon lui.
Michel Kilo, 71 ans, venu en Europe avec des membres de la Coordination du changement national et démocratique (CCND), une mouvance de l'opposition intérieure qui a tenu son congrès le 17 septembre à Damas, a précisé qu'il s'exprimait "à titre personnel".
Rejetant l'option d'une intervention militaire qui "pourrait amener à la destruction de la Syrie", il s'est prononcé pour la "protection juridique" de la population, notamment par l'envoi d'observateurs internationaux, sur la base de la convention internationale des droits de l'homme.
Le Conseil national syrien (CNS), l'instance politique constituée fin août à Istanbul (Turquie) qui réunit la majorité des courants politiques opposés au régime de Bachar al-Assad, demande à la communauté internationale un plan de protection des civils syriens, tout en rejetant "une intervention à la libyenne".
Michel Kilo a estimé que la création du CNS, qui regroupe des libéraux, des nationalistes et des islamistes, "est un pas en avant vers l'unification de l'opposition syrienne". "Ma position finale (sur un éventuel ralliement) dépendra de ce que le CNS va faire. Nous souhaitons qu'il tende la main à toutes les forces de l'opposition et n'exclue aucune opinion", a-t-il dit.
Le CCND, qui regroupe des partis nationalistes, kurdes, socialistes et marxistes et des jeunes de la société civile, n'a pas rejoint le CNS, auquel il a reproché d'appeler à une intervention étrangère et de ne pas l'avoir consulté avant la réunion d'Istanbul.
L'opposant historique, qui a passé plusieurs années en prison, a estimé que l'hypothèse d'un compromis entre le mouvement populaire et le régime n'avait "aucune base réelle". "L'armée fera sécession lorsqu'elle sera convaincue qu'elle n'arrivera pas à vaincre le mouvement populaire. Il faut que ce mouvement reste fort pour que ce moment puisse arriver", a-t-il déclaré.
"Si le régime continue sa politique de répression de sa population, il sera in fine responsable d'une intervention étrangère. Tous les pays aujourd'hui interviennent dans les affaires syriennes. La Syrie est en train de devenir le théâtre d'un affrontement international", a déclaré l'écrivain.
Il a aussi dénoncé "le déploiement de l'armée vers les frontières avec les pays voisins", Iran et Turquie, lourdes de menaces, selon lui.
Michel Kilo, 71 ans, venu en Europe avec des membres de la Coordination du changement national et démocratique (CCND), une...


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