Cependant, au cours du week-end écoulé, deux députés de ce bloc se sont exprimés sur ce sujet pour tenter de justifier cette incursion.
Le premier, Nabil Nicolas (Metn), est allé jusqu’à lui donner un caractère légal, en arguant des accords militaro-sécuritaires conclus entre les deux pays à l’époque de la tutelle syrienne sur le Liban.
Interrogé par l’agence al-Markaziya, M. Nicolas a souligné qu’il existe « des accords signés entre le Liban et la Syrie à l’époque du Premier ministre martyr Rafic Hariri et permettant aux armées de chacun des deux pays de pénétrer jusqu’à un certain point sur le territoire de l’autre ». « Dès lors, comment peut-on considérer qu’il s’agit d’une entrée illégale (sur le territoire libanais), d’autant que la Syrie n’est pas un État ennemi » ? s’est-il interrogé.
« Ceux qui dénoncent cette incursion devraient plutôt protester contre les violations israéliennes quotidiennes de la frontière libanaise par terre, air et mer », a-t-il dit.
Un peu moins affirmatif au sujet de la légalité d’une telle incursion, Ziad Assouad (Jezzine) a plutôt relié cet incident au trafic d’armes en cours selon lui entre le Liban et la Syrie.
« La norme dit que chaque État protège ses frontières et s’abstient d’entrer sur le territoire d’un autre État. Mais elle dit aussi que chaque État est censé appliquer la loi et protéger l’État voisin », a déclaré M. Assouad également à al-Markaziya.
« Or nous voyons que l’État libanais ne parvient pas à stopper le trafic d’armes et sanctionner les trafiquants qui contribuent au sabotage en Syrie. Nous ne devons donc pas blâmer cette dernière, mais nous-mêmes, parce que nous ne remplissons pas notre rôle qui est de protéger notre souveraineté et la sécurité d’autrui », a-t-il dit.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Je suis d'accord avec toi, Kamel. Mais, où sont-ils aujourd'hui ? Je n'ai point entendu ni leur commentaire en paroles ni vu quelque action. Amitiés. Anastase Tsiris
14 h 36, le 10 octobre 2011