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Liban

Geagea : Le printemps arabe permettra de parachever la révolution du Cèdre

Le chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, a parrainé hier après-midi une cérémonie – la cinquième du genre – organisée à Meerab en l’honneur de la promotion des étudiants des Forces libanaises pour l’année 2011.
M. Geagea a prononcé à cette occasion une allocution dans laquelle il a évoqué les développements en cours sur la double scène locale et régionale, déplorant notamment le laxisme du gouvernement actuel sur plusieurs plans politico-sécuritaires.
Soulignant qu’il ne faudrait jamais « perdre de vue que l’heure la plus sombre de la nuit précède immanquablement celle de l’aube », M. Geagea a déclaré que les événements qui secouent actuellement le monde arabe « avec toutes leurs douleurs et leurs peines » sont le prélude à « un avenir prospère pour les peuples de la région et le peuple libanais ». « Le printemps arabe, a souligné le leader des FL, marque la fin d’une étape sombre et le début d’une étape nouvelle dont les grandes lignes sont la liberté, la démocratie, la dignité humaine, le pluralisme, la justice, le droit et la vérité. Si le printemps de Beyrouth et la révolution du Cèdre n’ont pas pu être achevés encore, le printemps arabe permettra inéluctablement de les parachever. » Et d’ajouter : « Nul ne pourra aliéner notre avenir, lequel n’est tributaire que de notre propre volonté et de notre engagement vis-à-vis de la cause de la liberté et de l’homme, au Liban et en Orient. »
Abordant ensuite la conjoncture sur la scène locale, M. Geagea a vivement stigmatisé le laxisme du gouvernement à l’égard des violations syriennes de la souveraineté libanaise aux frontières nord et est du pays. « Le gouvernement libanais qui monte au créneau à chaque incursion ou violation ennemie (de la part d’Israël) se montre impuissant, muet, paralysé et soumis devant les incursions d’un pays frère (la Syrie), et de ce fait, le peuple est laissé à son propre sort », a notamment souligné M. Geagea.
Dans une allusion à peine voilée au refus du Hezbollah de livrer à la justice internationale les responsables du parti chiite accusés d’être impliqués dans l’assassinat de Rafic Hariri, le leader des FL s’est élevé contre le fait que le gouvernement « refuse de poursuivre des criminels », de même que « la majorité au sein de ce gouvernement protège ces criminels et fait obstruction à la justice ».
M. Geagea a dénoncé en outre, sans le nommer, la nomination de Adnane Sayyed Hussein à la tête de l’Université libanaise, déplorant que cette nomination ait été motivée non pas par ses compétences, mais par la volonté de « le récompenser pour une prise de position précise » qu’il a adoptée (allusion à la décision de Sayyed Hussein de démissionner, alors qu’il était ministre d’État, du précédent cabinet présidé par Saad Hariri, permettant ainsi au Hezbollah et ses alliés de provoquer la chute du gouvernement Hariri au sein duquel le 14 Mars était majoritaire).
Le chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, a parrainé hier après-midi une cérémonie – la cinquième du genre – organisée à Meerab en l’honneur de la promotion des étudiants des Forces libanaises pour l’année 2011. M. Geagea a prononcé à cette occasion une allocution dans laquelle il a évoqué les développements en cours sur la double scène locale et régionale, déplorant notamment le laxisme du gouvernement actuel sur plusieurs plans politico-sécuritaires. Soulignant qu’il ne faudrait jamais « perdre de vue que l’heure la plus sombre de la nuit précède immanquablement celle de l’aube », M. Geagea a déclaré que les événements qui secouent actuellement le monde arabe « avec toutes leurs douleurs et leurs peines » sont le prélude à « un avenir prospère pour les peuples de la région...
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