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Culture

Boris Vian à la BNF : manuscrits, disques, photos, tableaux

La BNF organise, du 18 octobre au 15 janvier, une exposition Boris Vian qui fait revivre l’auteur du Déserteur ou de J’irai cracher sur vos tombes au travers de quelque 200 manuscrits, disques, photos, lettres, affiches et six tableaux réunis pour la première fois.
De Saint-Germain-des-Prés au Collège de Pataphysique, des clubs de jazz aux scènes de théâtre, c’est à une plongée au cœur d’une œuvre atypique que le public est convié à la Bibliothèque nationale de France.
Boris Vian (1920-1959) ne connaît véritablement le succès qu’après sa mort, à 39 ans. Lorsque Jean-Jacques Pauvert réédite L’Écume des jours en 1963, le public (re)découvre le créateur d’une langue originale et d’un univers foisonnant.
Diplômé de l’École centrale, Boris Vian préfère rapidement se consacrer à la littérature. L’écriture et la musique dominent sa vie, deux passions qu’il n’a jamais abandonnées, malgré l’échec initial de sa carrière littéraire.
J’irai cracher sur vos tombes est son premier ouvrage publié, mais sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, Vian se faisant passer pour le traducteur. Une supercherie qui va peser lourd dans sa carrière.
Trois autres titres de Sullivan suivent et les romans signés de son véritable nom passent inaperçus. En 1953, après l’échec de L’Arrache-cœur, il se détourne du roman et se consacre à la chanson en tant que parolier, chanteur et directeur artistique. Il crée aussi pour le théâtre et le
cabaret.
Jazz, théâtre, prose, poésie, traductions, chansons, peinture, Boris Vian a exercé son talent dans tous les arts et fréquenté musiciens, artistes, intellectuels comme Sartre et Beauvoir.
Grâce au don de ses héritiers, alors représentés par Ursula Vian-Kübler, décédée en janvier 2010, l’exposition est enrichie de manuscrits d’œuvres emblématiques, tel le Conte de fées à l’usage des moyennes personnes, son premier écrit en prose.
Six tableaux de 1946 sont réunis pour la première fois, ainsi que des documents touchants, comme des pages de son journal tenu dans les années 1950, ou un collage le représentant dans son futur cercueil.
(BNF François-Mitterrand – Quai François-Mauriac).
La BNF organise, du 18 octobre au 15 janvier, une exposition Boris Vian qui fait revivre l’auteur du Déserteur ou de J’irai cracher sur vos tombes au travers de quelque 200 manuscrits, disques, photos, lettres, affiches et six tableaux réunis pour la première fois.De Saint-Germain-des-Prés au Collège de Pataphysique, des clubs de jazz aux scènes de théâtre, c’est à une plongée au cœur d’une œuvre atypique que le public est convié à la Bibliothèque nationale de France.Boris Vian (1920-1959) ne connaît véritablement le succès qu’après sa mort, à 39 ans. Lorsque Jean-Jacques Pauvert réédite L’Écume des jours en 1963, le public (re)découvre le créateur d’une langue originale et d’un univers foisonnant.Diplômé de l’École centrale, Boris Vian préfère rapidement se consacrer à la littérature....
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