Les Etats-Unis pourraient sanctionner les quatre plus grandes banques commerciales chinoises si elles font des affaires avec une compagnie d'assurance iranienne en violation des sanctions américaines contre l'Iran, a déclaré mercredi à Pékin un émissaire de Washington.
Le sous-secrétaire américain au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement économique, David Cohen, a fait ces remarques à l'occasion d'une visite en Chine destinée à empêcher l'Iran d'obtenir des financements pour son supposé programme d'armement nucléaire. Avant de se rendre dans la capitale chinoise, M. Cohen a fait étape à Hong Kong où il a rencontré des représentants de la Bank of China, de la China Construction Bank (CCB), de l'Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) et de l'Agricultural Bank of China (ABC).
"Toute banque étrangère qui reçoit des fonds de (l'assureur iranien) Moallem pour le compte d'un client risque de perdre sa capacité à faire des affaires aux Etats-Unis" en vertu d'une loi américaine de 2010 renforçant les sanctions contre l'Iran, a déclaré M. Cohen à des journalistes à Pékin. Moallem assure le principal transporteur iranien de conteneurs, IRISL (Islamic Republic of Iran Shipping Lines), une société dont trois filiales ont violé des résolutions du Conseil de Sécurité de l'ONU. Moallem et IRISL ont également enfreint des règles de non-prolifération nucléaire édictées par les Etats-Unis et l'Union européenne.
De nombreux pays européens ont fermé leurs ports à IRISL mais ses navires continuent à accoster dans des ports en Asie, a expliqué M. Cohen à des journalistes. En janvier, le Trésor américain avait identifié plusieurs sociétés de transport maritime basées à Hong Kong ayant des liens étroits avec IRISL.
Interrogé sur les mises en garde de M. Cohen, un porte-parole de la diplomatie chinoise a assuré mercredi que Pékin respectait scrupuleusement les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. "Les échanges commerciaux normaux entre la Chine et l'Iran ne violent aucune résolution du Conseil de sécurité", a déclaré Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
L'Iran est sous le coup de six condamnations de l'ONU et de sanctions internationales contre son programme nucléaire, en particulier ses activités d'enrichissement d'uranium. Téhéran dément vouloir acquérir l'arme nucléaire mais experts et gouvernements occidentaux assurent du contraire. Le président américain Barack Obama a appelé la semaine dernière à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU à isoler davantage l'Iran et la Corée du Nord s'ils persistaient à ne pas répondre à leurs obligations concernant leur programme nucléaire.
Le sous-secrétaire américain au Trésor chargé du terrorisme et du renseignement économique, David Cohen, a fait ces remarques à l'occasion d'une visite en Chine destinée à empêcher l'Iran d'obtenir des financements pour son supposé programme d'armement nucléaire. Avant de se rendre dans la capitale chinoise, M. Cohen a fait étape à Hong Kong où il a rencontré des représentants de la Bank of China, de la China Construction Bank (CCB), de l'Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) et de l'Agricultural Bank of China (ABC).
"Toute banque étrangère...

