S’agissant du financement du Tribunal spécial pour le Liban, « celui qui s’oppose au TSL est en position difficile, puisqu’il tend à s’écarter de la légitimité internationale », a prévenu M. Adwan, qualifiant de « vaine » la tentative d’ajourner le dossier du financement pour la fin de la présidence par le Liban du Conseil de sécurité.
Par ailleurs, il n’a pas manqué de s’exprimer sur les propos très controversés du patriarche maronite Mgr Béchara Raï. Estimant qu’il serait « plus sain pour les chefs religieux d’évoquer dans leurs discours les principes généraux, sans s’aventurer dans les détails politiques », il a rappelé que « les FL portent le plus grand respect au patriarche Raï ». Le parlementaire maronite a assuré que « ce respect n’annule pas l’incompatibilité de ses déclarations avec nos convictions, et il y va de notre devoir envers la cause que nous défendons de prendre position à cet égard ». Quoi qu’il en soit, « la clarification exprimée par le patriarche sur ses propos aura accordé à l’opinion publique la possibilité de mieux les comprendre (...) en même temps qu’elle aura replacé le patriarche sur l’itinéraire historique de Bkerké », a conclu M. Adwan.
Il n’a pas manqué d’accueillir la réunion interchrétienne élargie prévue le 23 septembre au sein du siège patriarcal, qui devra traiter de « la vente des terres, la participation des chrétiens à l’État et l’important sujet de la loi électorale ». Réitérant l’appui des FL pour la proportionnelle, M. Adwan a souligné l’importance du pluralisme parmi les chrétiens eux-mêmes, estimant que « nous nous rapprochons de plus en plus de la concurrence saine et sans rancune, qui devrait régir nos rapports ». S’exprimant sur le rôle des chrétiens, le député maronite a rappelé que « nous sommes responsables de l’exportation de la révolution du Cèdre vers l’Orient (...). Nous voulons que les chrétiens s’engagent pour la liberté de l’homme et pour sa dignité ». M. Adwan a voulu exclure ainsi la doctrine de la protection des minorités. Il a rappelé dans ce cadre que « le Vatican a exprimé des positions favorables au droit des peuples à réclamer leurs libertés et à décider de leur avenir, et ceci est une des constantes historiques de l’Église ». Il a prévenu enfin de « l’image très sombre où les chrétiens s’aligneraient sur les régimes dictatoriaux ».


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