L'AIEA a annoncé vendredi une réunion pour fin novembre afin d'étudier la possibilité de créer une zone exempte d'armes nucléaires au Moyen-Orient, où Israël est considéré comme une puissance atomique, un statut auquel aspire aussi l'Iran selon les Occidentaux, ce que Téhéran dément.
Cette réunion, à laquelle les Etats membres ont été conviés par un courrier du directeur général de l'Agence internationale pour l'énergie atomique Yukiya Amano, est prévue pour les 21 et 22 novembre au siège de l'organisation onusienne à Vienne.
L'idée de zones exemptes d'armes nucléaires (ZEAN) au Moyen-Orient avait été émise en 2000, "mais un accord pour organiser cette réunion avait été hors d'atteinte pendant plus d'une décennie. Une lettre de mars 2011 du directeur général aux Etats membres a conduit à des consultations qui ont montré qu'un forum était possible cette année", a souligné l'AIEA dans un communiqué.
Cinq ZEAN existent déjà et couvrent l'Amérique Latine et les Caraïbes, le Pacifique sud, l'Asie du Sud-Est, l'Afrique et l'Asie centrale. L'Antarctique, les fonds marins et l'espace sont également concernés.
L'AIEA veut s'appuyer sur ces expériences pour étendre ce concept au foyer de tensions que représente le Moyen-Orient.
Israël n'a jamais confirmé ou nié avoir des têtes nucléaires. En face, l'Iran, qualifié de "pays ennemi" par Jérusalem, est soupçonné par les grandes puissances, en dépit de ses démentis répétés, de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil. L'AIEA s'en est aussi prise en juin à la Syrie, accusée d'activités nucléaires illicites.
L'idée de zones exemptes d'armes nucléaires (ZEAN) au Moyen-Orient avait été émise en 2000, "mais un accord pour organiser cette réunion avait été hors d'atteinte pendant plus d'une décennie. Une lettre de mars 2011 du directeur général aux Etats membres a conduit à des...

