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Lifestyle - Cinéma

Ovation pour « Carnage » de Polanski à la Mostra de Venise

Le public a découvert une Madonna romantique, venue présenter son film inspiré de l’histoire d’Édouard VIII et de sa bien-aimée Wallis Simpson.

John C. Reilly, Kate Winslet et Christoph Waltz avant la présentation du film « Carnage » de Roman Polanski qui n’a pas pu être présent à la cérémonie.Giuseppe Cacace/AFP

La Mostra de Venise a éclaté de rire hier avec la dernière comédie grinçante de Roman Polanski, Carnage. Le réalisateur franco-polonais, récompensé à plusieurs reprises pour The Ghost Writer, était toutefois absent de Venise en raison de ses démêlés avec la justice américaine. Carnage, une violente dispute entre deux couples de parents qui cherchent à régler un différend entre leurs enfants, surprend par son intensité. Pendant une séquence unique de 90 minutes tournée dans un appartement, les acteurs n’ont aucun répit. Adapté d’une pièce de Yasmina Reza, Le Dieu du carnage, qui a séduit le grand public aussi bien à Paris qu’à Londres ou Broadway, ce huis clos est servi par les Américains Jodie Foster et John C. Reilly (Frangins malgré eux), la Britannique Kate Winslet et l’Autrichien Christoph Waltz (Inglourious Basterds). Coécrit avec l’écrivain, le film a été tourné dans des studios près de Paris. Yasmina Reza a expliqué devant la presse qu’elle s’était « efforcée de répondre à l’univers de Roman Polanski, qui a souhaité finir sur une note d’espoir pour les nouvelles générations, contrairement à la pièce qui s’achève en pleine désolation ».
Mariage, famille, engagement, morale, petites bassesses de la vie de couple : les dialogues ciselés fusent et nourrissent une joute oratoire pleine de rebondissements, avec plusieurs moments d’apothéose dont une crise de vomissements. Pour cette scène, Kate Winslet a expliqué qu’elle était enceinte au moment du tournage, ce qui l’a « aidée à vomir ». « Les techniciens m’ont beaucoup aidée aussi. Tout a été dûment préparé pour cette journée de vomissement ! », y compris, a-t-elle détaillé « des restes de la cantine, des bananes et fruits écrasés, et une pâte ressemblant à des muqueuses » qu’elle a ingérée et dont elle a dit pouvoir donner « la recette ».
Côté people, c’est Madonna qui a créé l’événement en venant présenter, hors compétition, W.E., « son » interprétation de l’histoire d’amour entre Édouard VIII et Wallis Simpson qui mêle passé et présent. Elle l’a défendu avec âpreté devant la presse, n’hésitant pas à reprendre les journalistes pour leurs « questions incompréhensibles ». W.E., avec Andrea Riseborough, Abbie Cornish, James D’Arcy et Oscar Isaac, est l’histoire d’une jeune femme, mariée mais malheureuse en amour, Wally, qui se réfugie dans la romance de Wallis Simpson et d’Édouard VIII. Ce dernier préféra abdiquer plutôt que renoncer à sa bien-aimée, divorcée deux fois.
La reine de la pop, en sobre robe noire et blanche à manches courtes, a expliqué avoir « fait des recherches pendant trois ans » pour son film, « qui montre un monde de luxe, de beauté et de décadence, très actuel mais où le glamour ne garantit pas le bonheur ». Elle a dit avoir été elle-même « enthousiasmée par l’histoire de Wallis Simpson », à laquelle elle s’identifie parfois : « Quand on devient une icône, on est souvent réduit à un son ou à une seule qualité. »
Aujourd’hui, la Mostra découvrira A Dangerous Method de David Cronenberg sur les relations troubles entre les psychanalystes Carl Jung, Sigmund Freud et une de leurs patientes, et le premier film français en compétition, Un été brûlant de Philippe Garrel, avec Monica Bellucci notamment.
          (Source : AFP)
La Mostra de Venise a éclaté de rire hier avec la dernière comédie grinçante de Roman Polanski, Carnage. Le réalisateur franco-polonais, récompensé à plusieurs reprises pour The Ghost Writer, était toutefois absent de Venise en raison de ses démêlés avec la justice américaine. Carnage, une violente dispute entre deux couples de parents qui cherchent à régler un différend entre leurs enfants, surprend par son intensité. Pendant une séquence unique de 90 minutes tournée dans un appartement, les acteurs n’ont aucun répit. Adapté d’une pièce de Yasmina Reza, Le Dieu du carnage, qui a séduit le grand public aussi bien à Paris qu’à Londres ou Broadway, ce huis clos est servi par les Américains Jodie Foster et John C. Reilly (Frangins malgré eux), la Britannique Kate Winslet et l’Autrichien Christoph Waltz...
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