« Entre les congés politiques injustifiés, les réunions stériles du Conseil des ministres, le blocage des réunions de la Chambre et le maintien du vide au niveau des administrations, le peuple ploie sous ses soucis quotidiens sans que personne ne s’intéresse à sa souffrance. Plus grave est le fait que le gouvernement tente de divertir les gens par ses conflits internes au lieu de se soucier de leurs problèmes. Le dernier exemple en date est ce qui se produit au niveau du dossier de l’électricité. Le gouvernement tente de faire croire à l’opinion publique que l’essence du conflit au Liban est sur la manière d’obtenir des appels d’offres au niveau du courant électrique, alors que le vrai problème se situe au niveau de la justice, des armes illégales, de la souveraineté, de la sécurité, de la décision nationale libre et de l’économie libanaise, qui est dans le collimateur des institutions financières internationales », a indiqué le parti dans un communiqué publié à l’issue de la réunion.
Les Kataëb ont dénoncé « la poursuite par le Hezbollah de la mise en place de l’infrastructure de son mini-État avec une condescendance caractérisée, au vu et au su des institutions étatiques libanaises ». « La dernière découverte en date est le réseau de télécommunications dans le village de Tarchiche. Ce réseau révèle que le Hezbollah ne se concentre plus sur le Liban-Sud dans le cadre de ce qu’il appelle la résistance à l’ennemi israélien, mais sur l’intérieur, dans le cadre de l’expansion de son mini-État à Beyrouth, Jbeil, dans la Békaa et dans le Nord. Face à ce projet insurrectionnel, le parti Kataëb appelle le gouvernement libanais, notamment les ministères des Télécommunications, de l’Intérieur et de la Défense, à expliquer à l’opinion publique libanaise la réalité de ce qui se produit et à prendre les mesures rapides pour mettre fin à ce complot séparatiste qui mènera inéluctablement le peuple stoïque à une intifada qui n’est plus très lointaine », a noté le parti.
Le bureau politique s’est enfin félicité de l’initiative de la Ligue arabe vis-à-vis de la détérioration de la sécurité en Syrie. Il a appelé « le Conseil de la Ligue à placer son initiative dans un cadre global ». « Les révolutions qui ont eu lieu en Tunisie, en Égypte, à Bahreïn, en Libye, au Yémen, en Syrie sont dynamiques. C’est pourquoi la Ligue arabe est invitée, si elle est vraiment déterminée à agir d’une manière efficace, à ne pas se contenter d’envoyer une délégation dans tel ou tel pays pour l’inciter à mettre fin à la répression et à initier la réforme. Elle doit mettre en place une vision stratégique pour l’avenir des peuples et des États du monde arabe, et un concept général de la réforme, comprenant la sauvegarde des libertés, le développement de la démocratie, le respect du pluralisme et l’édification de l’État civil. Les peuples arabes, comme l’a dit le chef des Kataëb, cheikh Amine Gemayel, ont besoin d’une « charte de réformes qui guidera toutes les révolutions arabes. Sinon le monde arabe passera d’un système de régimes arbitraires à un système de révolutions arbitraires, avec ce que cela suppose comme menace pour les entités et comme avortement des rêves des peuples en quête de liberté », conclut le communiqué du parti Kataëb.


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Les problèmes de la justice, des armes illégales, de la souveraineté, de la sécurité, de la décision nationale libre et de l’économie libanaise sont des vrais problèmes certes, mais l'éléctricité permet de voir "plus clair". C'est surtout un vrai problème sur lequel jamais personne au paravant ne s'est curieusement penché dessus. A croire qu'on vient juste de le découvrir. Alors des réunions et des palabres c'est bien mais l'amnésie collective par contre est un vilain défaut. Je tiens à préciser que mon intervention est purement humanitaire et n'est nullement politique. Comme toutes mes interventions d'ailleurs.
05 h 24, le 30 août 2011