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Sport - Football - Ligue 1

Le Paris SG s’impose à Toulouse grâce à Pastore, le passeur

Le Paris SG a remporté hier à Toulouse un succès précieux (3-1) pour son entraîneur Antoine Kombouaré qui peut dire merci à « l’homme qui valait 42 millions d’euros », Javier Pastore, passeur décisif à deux reprises pour Kevin Gameiro et Mevlut Erding.

Pour sa première entame de match, Javier Pastore, la recrue argentine de 42 millions d’euros, a montré toute l’étendue de son talent, offrant deux passes décisives, contribuant à lui tout seul au succès du PSG à Toulouse (3-1) qui, a raté l’occasion de prendre la tête du classement. Pascal Pavani/AFP

S’il n’a pas marqué, Pastore, recruté pour la somme record de 42 millions d’euros et titularisé pour la première fois en L1, a joué le rôle important de passeur dès lors qu’il a pu se libérer du marquage de son « garde du corps » Étienne Capoue, par ailleurs auteur du but toulousain.
Une première fois pour Kevin Gameiro, l’un des plus actifs (57), une seconde pour Mevlut Erding, entré en jeu deux minutes plus tôt (90). Sur le troisième but, libre à 30 mètres du but, l’Argentin lançait sur l’aile Erding. Le centre du Turc, que l’on dit en partance pour Rennes, était repris victorieusement par Jérémy Ménez, qui fusillait Ali Ahamada (3-1, 90+3).
Pourtant, le Paris SG avait jusque-là offert deux visages contrastés aux spectateurs du Stadium, avec une première mi-temps apathique et une seconde plus fringante, à l’image de Pastore.
Seuls Kevin Gameiro et Jérémy Ménez étaient à la hauteur de leur réputation, tentant de secouer leur équipe parfois dépassée par le pressing des Toulousains.
Pastore attendait près d’une heure de jeu pour faire admirer ses « coups de patte ». Il était ainsi à l’origine, par une passe en profondeur lumineuse, de l’égalisation parisienne par Kevin Gameiro (1-1, 57), son troisième but en trois matches consécutifs, et de quelques gestes techniques de qualité.

Une mi-temps qui fait tout basculer
Jusque-là, à l’image d’un Paris SG timoré, l’ex-milieu de Palerme n’avait eu aucune occasion de briller, surveillé de près par Étienne Capoue, sauf sur une action quelques minutes plus tôt à l’origine et à la conclusion de laquelle il était (52).
Dès lors et profitant de plus de liberté de la part de Capoue, son cerbère, Pastore, multipliait les beaux gestes comme ce contrôle orienté suivi d’un tir qui frôlait les poteaux d’Ali Ahamada (62).
Une image totalement inverse d’une première mi-temps entièrement dominée par les Toulousains, à l’exception d’un temps fort parisien de dix minutes concrétisé par le pressing de Gameiro et de Jérémy Ménez, dont le tir du gauche heurtait successivement les deux poteaux d’Ali Ahamada, chanceux (24).
Les Toulousains avaient pendant ce laps de temps transformé leur système de jeu et laissé plus de champ au milieu de terrain argentin.
Pour ce match lourd d’enjeu pour l’entraîneur Antoine Kombouaré, mis sous pression par ses dirigeants, les Toulousains avaient ouvert le score face à l’équipe la plus en vue du marché estival, une équipe accueillie à la pause par des banderoles toulousaines « Mercato bling-bling, public de consommateurs, ce n’est pas le foot qu’on aime ».
Capoue, après un essai manqué deux minutes auparavant, avait repris victorieusement de la tête un corner de Tabanou sur lequel Sirigu ne pouvait rien (1-0, 39). Le milieu toulousain, qui s’est toujours déclaré supporteur du Paris SG et qui estimait qu’il s’agissait hier du match « le plus excitant » de la saison, marquait ainsi le quatrième but de sa carrière. Un avantage qui n’a pas duré avant une fin de match entièrement parisienne. De quoi rassurer Kombouaré !  Lors de cette quatrième journée de Ligue 1, deux équipes avaient la possibilité de prendre les commandes du championnat et n’ont pas pu saisir cette opportunité. Toulouse, battu par le PSG mais aussi Saint-Étienne, défait sur la pelouse de Sochaux (2-1).
Avec ces deux résultats conjugués et malgré le faux pas samedi soir à Lyon de Montpellier, battu 2-1, les hommes de René Girard restent donc seuls en tête du championnat avec neuf points, devant l’OL (8) et Paris (7).
Rennes de son côté s’est fait peur, en menant d’abord 3-0 sur sa pelouse face à Caen, avant d’encaisser deux buts en trois minutes à l’heure de jeu.
Solides en Ligue Europa cette semaine face à l’Étoile rouge de Belgrade (4-0), les Rennais ont rapidement ouvert le score par l’intermédiaire de l’ancien Lensois Abdoulrazak Boukari (5e), sur une tête consécutive à un coup franc tiré par Julien Féret.
Les Bretons ont ensuite corsé l’addition par Jirès Kembo-Ekoko (41e) et Kader Mangane (45e), avant que les Caennais ne s’illustrent par l’intermédiaire de Thomas Heurtaux (58e) et Frédéric Bulot (61e). Les Sochaliens, qui avaient reçu une véritable leçon de football cette semaine en Coupe d’Europe en se faisant étriller 4-0 à domicile par le Metalist Kharkov, ont su relever la tête dans leur stade Bonal. Les Doubistes se sont imposés grâce à un doublé de Riad Boudebouz (6e et 42e sur penalty). Avant d’encaisser le second but, les Verts avaient égalisé par Pierre-Émerick Aubameyang (35e). Ils ont fini le match à dix, après l’expulsion de Paulao, à la 65e minute.

 

Résultats

Auxerre-Ajaccio 4-1
Lorient-Nancy 2-1
Nice-Brest 0-0
Valenciennes-Bordeaux 1-2
Evian/Thonon-Dijon 0-1
Lyon-Montpellier 2-1
Rennes-Caen 3-2
Sochaux-Saint-Étienne 2-1
Toulouse-Paris SG 1-3
Lille-Marseille 3-2.

S’il n’a pas marqué, Pastore, recruté pour la somme record de 42 millions d’euros et titularisé pour la première fois en L1, a joué le rôle important de passeur dès lors qu’il a pu se libérer du marquage de son « garde du corps » Étienne Capoue, par ailleurs auteur du but toulousain.Une première fois pour Kevin Gameiro, l’un des plus actifs (57), une seconde pour Mevlut Erding, entré en jeu deux minutes plus tôt (90). Sur le troisième but, libre à 30 mètres du but, l’Argentin lançait sur l’aile Erding. Le centre du Turc, que l’on dit en partance pour Rennes, était repris victorieusement par Jérémy Ménez, qui fusillait Ali Ahamada (3-1, 90+3).Pourtant, le Paris SG avait jusque-là offert deux visages contrastés aux spectateurs du Stadium, avec une première mi-temps apathique et une seconde plus...
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